À Ben Ahmed, un vent nouveau souffle sur le CUSBA, club de deuxieme division amateur . Sous la houlette d’Ousmane Diouf, le club semble retrouver le goût du beau jeu, celui qui enflammait autrefois les stades et faisait vibrer tout un public. Car depuis l’arrivée de l’ancien joueur du Difaâ, l’équipe respire à nouveau la confiance et la cohésion.
Le dernier match face à Sidi Rahal en est la preuve éclatante. Pour beaucoup, ce fut tout simplement la plus belle prestation de la saison, qui vient de coincider avec la première apparition de Diouf sur le banc de cette équipe. Les joueurs ont livré un match plein, généreux, animé d’un esprit combatif et d’une discipline tactique qu’on n’avait plus vue depuis longtemps à Ben Ahmed.
Le président du club, M. Khalil Zouiri, ne tarit pas d’éloges à l’égard de son coach. « Je crois en lui, et je lui donne carte blanche », confie-t-il volontiers. Cette confiance absolue se traduit sur le terrain : Ousmane Diouf dispose de tout ce dont il a besoin pour bâtir une équipe compétitive, ambitieuse, et surtout fidèle à l’esprit du CUSBA.
Prochain défi : la redoutable RSS, qui a même été championne du Maroc en 1970, un monument du football national. Un test grandeur nature pour mesurer le renouveau du club et l’efficacité de la méthode Diouf.
Ceoendant, et au-delà des résultats, c’est une véritable renaissance qui s’opère. Le CUSBA, c’est un pan de l’histoire du football marocain : nombreux sont ceux qui se souviennent encore qu’en 1957, le RCA, alors en quête de montée en première division, avait dû batailler jusqu’à l’extrême pour venir à bout de cette équipe de Ben Ahmed sur le score étriqué de 2 à 1.
Aujourd’hui, le CUSBA semble décidé à retrouver son lustre d’antan. Grâce à un recrutement judicieux, un staff passionné et un président visionnaire, le rêve d’un retour parmi les grands ne paraît plus utopique.
Bon vent donc à Ousmane Diouf, artisan du renouveau. Bon vent au CUSBA, club au passé glorieux et à l’avenir prometteur. Car il faut qu’à Ben Ahmed, le football n’est pas qu’un sport, c’est une mémoire, une flamme, un héritage qui refuse de s’éteindre.
Abdellah Hanbali



