Marché de gros d’El Jadida : le temps des visites et l’éternité des chantiers

La récente visite de terrain effectuée mardi 10 février par le gouverneur de la province d’El Jadida, M. Sidi Saleh Dahha, au nouveau marché de gros des fruits et légumes de Moulay Abdallah, soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car ce projet, présenté aujourd’hui comme nécessitant encore des travaux avant une éventuelle inauguration, traîne derrière lui un lourd passif fait d’annonces prématurées et de promesses non tenues.Il y a un peu moins de quatre ans, ce même marché avait pourtant été présenté comme fin prêt lors d’une visite…

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Chronique de Mustapha Jmahri : Brahim Esslaigui, l’homme du Relais

Brahim Esslaigui ou « Si Brahim », l’un des plus anciens restaurateurs d’El Jadida, est décédé mardi 22 décembre 2020 à la suite d’une longue maladie. Le défunt a passé plus d’un demi-siècle dans la restauration dont une quarantaine d’années au restaurant Le Relais dont il était le gérant. Dans ce métier difficile, le défunt a gravi tous les échelons pour devenir chef puis gérant du Relais au km 26 sur la route d’El Jadida-Oualidia.Mais Brahim n’était pas seulement un restaurateur, c’était aussi un conteur du passé. Un nostalgique d’El…

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El-Jadida: Ils détruisent des cabines et des cafés sans rien reconstruire à la place, faisant perdre a la plage sa mémoire et son avenir

Ils excellent dans l’art de détruire. Rapides, zélés, presque fiers lorsqu’il s’agit de raser, casser, faire disparaître des réalisations héritées de l’époque du Protectorat, ces responsables semblent animés par une étrange frénésie de table rase. Des lieux qui faisaient pourtant partie intégrante de la mémoire urbaine de la ville, loin d’être dénués de charme, et qui racontaient une histoire, une identité, une continuité.Mais le véritable scandale ne réside pas uniquement dans l’acte de destruction. Il commence juste après. Une fois les murs tombés, les bulldozers remisés et les rubans coupés…

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Chronique de Mustapha Jmahri : Mohammed Rhribil, un ancien de l’Association nautique

Né à El Jadida en 1943, Mohammed Rhribil est l’un des plus anciens membres de l’Association nautique d’El Jadida.Ayant grandi dans le quartier d’El-Kelaâ, Si Mohammed a fait sa scolarité à l’école professionnelle franco-musulmane de Derb Touil, devenue plus tard le collège Mohammed Rafy. Il y a fait sa formation sous la direction de M. Boissy et les enseignants Marcel Ratel, M. Philippe, sa femme Stella et Mohammed Ait Kaci qui deviendra son directeur quelques années après.La relation de Si Mohammed avec l’association nautique commença d’abord en 1958 par l’apprentissage…

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Quand le “Wa Difaâ Ztorotot” faisait battre les cœurs

Photo inédite, chargée d’âmes et de souvenirs. Debout au centre, l’ancien entraîneur du DHJ, le mythique Paul Ortz, à ses côtés feu Ssi Mohammed Boukri, infatigable entraîneur-formateur des jeunes, toutes catégories confondues, et son ami, autre pilier discret mais essentiel du club, feu Al Kadmiri. Trois silhouettes, trois destins, une même foi dans le maillot vert et blanc.Autour d’eux, des visages juvéniles, presque enfantins. À les voir ainsi, on peine à croire qu’ils étaient déjà chez les seniors, ou tout juste au seuil de ce monde exigeant. Le temps a…

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Piratage en musique Chaâbi : arme des faibles… silence des faux artistes

Au Maroc, dès qu’on prononce le mot piratage, beaucoup imaginent des CD gravés vendus à la sauvette. Pourtant, le plus grand piratage du chaâbi ne se joue pas dans la rue… mais sur scène. Car soyons clairs : une large majorité de nos « stars » du chaâbi ne possède pas même une seule chanson originale. Pas une. Toute leur carrière n’est qu’un recyclage permanent des œuvres des autres. Ils reprennent, réenregistrent, s’approprient, sans gêne, sans autorisation, sans la moindre pudeur artistique…Et après cela, ils osent parler de piratage ?…

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El-Jadida : La forêt d’El-Haouzia, Mecque des randonneurs, abandonnée par ceux qui devraient la protéger

Allier sport et santé… amitié et aventure… tourisme et loisir… dépassement de soi et découverte… Tout cela devient une réalité lorsqu’on s’adonne à la marche ou au jogging dans la forêt d’El-Haouzia. Une escapade d’une beauté à couper le souffle, un plaisir simple et authentique que tant de villes nous envient.El-Haouzia, c’est ce lieu idéal où l’on se débarrasse du stress, où l’on respire, où l’on médite, où l’on retrouve le calme intérieur. C’est là que la nature s’invite pour purifier corps et esprit, dans une symbiose unique que seule…

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Que faire pour rétablir la confiance du citoyen ?

Il n’est plus question de se répéter à étaler sur la place publique nos maux, nos malheurs, nos scandales, nos incivilités, notre irrespect des lois, nos injustices, nos misères, notre perte du sens des responsabilités, notre foi hypocrite, nos mensonges habilement fabriqués, notre indifférence à l’égard des dépassements de nos responsables, la chute vertigineuse du niveau de nos établissements scolaires et universitaires, aussi bien publics que privés, de la corruption devenue monnaie courante, du délabrement des biens publics, nationaux et régionaux, de la mauvaise gestion des communes, investies par des…

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Chronique de Mustapha Jmahri : Kenza Sefrioui, en toutes Lettres

Kenza Sefrioui invente et réinvente l’édition en publiant des livres originaux et de qualité. La maison qu’elle a créée avec Hicham Houdaïfa « En toutes lettres », est une jeune maison d’édition indépendante basée à Casablanca. Elle est spécialisée dans l’essai d’écrivains, de chercheurs et de journalistes à travers cinq collections. Dans les années 1970 à Rabat, j’ai d’abord connu un autre Sefrioui ( un homonyme), qui n’est autre que le présentateur vedette de la télévision marocaine Abdeslam Sefrioui. À l’époque, jeune journaliste en 1974, je fus recruté sur concours…

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Chronique de Mustapha Jmahri : El Jadida, une histoire verte

Si l’on en croit les anciens chroniqueurs, déjà au XVIe siècle le territoire d’El Jadida s’étendant au nord en direction de Haouzia et au sud vers Moulay Abdellah, Jorf Lasfar et sebt Douib était une étendue couverte de forêts, de broussailles, de palmiers-nains, de champs de vigne et autres plantes agrestes. Très fertile en cultures et en vergers, le territoire était aussi riche en gibier.En ce temps-là, en dehors de la Cité portugaise de Mazagan, il y avait de grandes melonnières, beaucoup de jardins potagers et d’enclos. Nombre d’entre eux…

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