Grave accident sur l’avenue Avenue Jabrane Khalil Jabrane : une irresponsabilité qui coûte presque une vie

Un grave accident de la circulation s’est produit ce soir sur l’avenue Jabrane Khalil Jabrane. Si les enfants impliqués s’en sont sortis presque saints et saufs, leur mère a été transportée en urgence à l’Hôpital Mohammed V, dans un état jugé très préoccupant.
Selon les premiers éléments recueillis sur place, la cause de ce drame ne relèverait ni d’un excès de vitesse spectaculaire ni d’une imprudence flagrante, mais d’un danger devenu tristement banal : une chaussée en travaux depuis des mois, mal signalée, et plongée dans une obscurité quasi totale en raison d’un éclairage public toujours inexistant.
Sur ce boulevard de près de cinq kilomètres, les travaux de mise à niveau semblent s’éterniser. Arrêts répétés du chantier, délais non respectés, absence de visibilité nocturne, revêtement inachevé… autant de facteurs qui transforment chaque trajet en véritable prise de risque pour les usagers.
La société en charge de ces travaux devra répondre de cette situation. Comment expliquer qu’un axe aussi stratégique demeure dans un état aussi précaire aussi longtemps ?
Pourquoi les délais contractuels n’ont-ils pas été respectés ?
Où sont les dispositifs de sécurité censés protéger automobilistes et piétons durant les travaux ?
Mais au-delà de l’entreprise exécutante, la question centrale demeure celle de la responsabilité des décideurs.
Qui a validé le choix de cette société ?
Sur quels critères techniques et financiers ? Comment un projet d’une telle importance a-t-il pu être confié à un prestataire manifestement en deçà des exigences requises ?
Les citoyens sont en droit d’exiger un audit transparent. Les appels d’offres, les cahiers des charges, le suivi du chantier, les pénalités de retard éventuelles : tout doit être rendu public. La mise à niveau d’un boulevard de cinq kilomètres ne peut se transformer en feuilleton interminable, encore moins en piège mortel.
Ce soir, une famille vit dans l’angoisse. Et derrière ce drame, c’est toute la question de la gouvernance des projets publics qui est posée. Car lorsqu’un chantier mal encadré met des vies en danger, il ne s’agit plus seulement de retard administratif ou de mauvaise gestion : il s’agit de responsabilité. Et celle-ci doit être clairement établie.

Abdellah Hanbali

Related posts

Leave a Comment