Sur Chaîne inter Culture Mustapha Jmahri explique les Tazota

éLe chercheur Mustapha Jmahri, auteur-diteur des Cahiers d’El Jadida, a été l’invité de la chronique « Terre des cultures » diffusée sur la Radio marocaine Chaîne Inter culture jeudi 11 septembre 2025 à 19 heures 15. La chronique fut consacrée au thème de : « Les tazota patrimoine rural en pierres sèches dans les Doukkala ».
En effet, ce chercheur avait mené auparavant une enquête sur le sujet publiée dans le magazine d’histoire Zamane en février 2025.
Interviewé par la journaliste Mouna Benameur, Mustapha Jmahri, a expliqué que la tazota est une architecture rurale originale traditionnelle dans la région des Doukkala. Petite pyramide au toit arrondi, il s’agit d’une structure monocellulaire en pierre sèche sur plan circulaire. Il a aussi indiqué que les tazotas se trouvent presque exclusivement dans la région des Doukkala, à une trentaine de kilomètres d’El Jadida. La zone d’implantation de ces constructions est considérée comme le pays des tazotas. Site unique au Maroc, ce territoire comprend une douzaine de communes rurales dont certaines voisines. Certaines tazotas ont été bâties à l’écart de l’habitat, d’autres sont accolées au bâtiment principal.
L’interviewé a aussi expliqué que l’origine de l’apparition des tazota est toujours mal connue du fait du manque total d’archives historiques et géographiques. C’est ce qui a poussé la plupart des chercheurs à dire qu’il ne s’agit pas de constructions anciennes et donc, vraisemblablement, de constructions ne datant que du début du siècle dernier.
Jmahri a précisé que Sergio Gnesda (membre du Comité français d’études sur l’architecture vernaculaire) avait découvert les tazota, pour la première fois, lors de son voyage au Maroc en 1983. Il avait photographié la région au moyen d’un petit avion, et était le premier à décrire les tazota dans une monographie publiée en 1995. D’autant plus que ni les études coloniales, ni la littérature portugaise, assez abondante, n’ont mentionné les tazota dans le passé, d’une manière nominative et explicite.
Par ailleurs, ajoute l’interviewé, ces édifices en pierre sèche ont des ressemblances avec certaines cabanes de même nature au Maroc (région de Zagora et région de Safi) et dans le bassin méditerranéen : dans le sud de la France, dans les départements de l’Hérault et du Vaucluse notamment, en Grèce, en Croatie et en Italie. On retrouve aussi ce type d’ouvrage sur l’île de Minorque en Espagne. Dans ces pays ils portent des noms différents : baraka, capitelle, borie, nuraghe….
Envoi M. B

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One Thought to “Sur Chaîne inter Culture Mustapha Jmahri explique les Tazota”

  1. Zemmouri

    A ajouter que les Tazotas, commencent à être visibles, à peu près, à cinq Kilomètres d’Azemmour sur la route allant vers Sebt Gzoula. Spécialement, à partir de douar Oulad Boukhraiss. Les Oulad Biukhraiss sont blonds, peaux claires, yeux bleus et sont costauds comme des Vikings. Tout jeune avec mon père on chassait dans le fief des Tazotas.
    Feu Ba Said Boukhraiss et sa femme, qu’ils reposent tous deux en paix, nous invitait à se goinfrer de Gande Qosria de Baddaz.
    Tout mot qui commence par un T ne doit être qu’Amazigh et la Tazota à son origine ne peut être qu’une création des Amazighen.
    Les Tazotas sont des survivances des bâtisses de la Tribu des Doukkala avant leur arabisation par les Bni Hlal.
    Le grand architecte américain Frank Loyd Wright, a appliqué les techiniques de construction de la Tazota au toit de son musée en Arizona sans mentionner l’origine de son inspiration.

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