L’affaire des « accidents fictifs » prend un nouveau tournant. À Azemmour et à El Jadida, des médecins ont été entendus par les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire, dans le cadre d’une enquête qui ne cesse de faire des vagues dans les milieux de la santé et de la justice.
Les investigations s’orientent vers de fortes présomptions autour de certificats médicaux suspects, liés à des accidents de la circulation présumés. Ces documents auraient servi à appuyer des demandes d’indemnisation auprès de compagnies d’assurance, alors même que certains sinistres seraient, en réalité, inexistants ou exagérés.
Les enquêteurs cherchent désormais à démêler les éventuelles connexions entre les différents intervenants et à vérifier si les règles encadrant la délivrance des certificats médicaux ont été respectées — notamment en ce qui concerne la constatation des blessures et la durée d’incapacité temporaire.
Au-delà des auditions, c’est toute une mécanique qui semble scrutée à la loupe : celle d’un système où certificats, constats et indemnisations pourraient avoir été instrumentalisés.
L’affaire met en lumière un enjeu crucial : préserver l’intégrité de l’acte médical et protéger les droits des véritables victimes d’accidents de la route.
Les prochains jours pourraient apporter leur lot de révélations. Si des irrégularités sont confirmées, le dossier devrait être transmis au parquet compétent pour suite à donner.
Abdellah Hanbali
