L’Humain d’abord

…Par Abdellah HanbaliÀ force de parler de développement, nous avons fini par oublier celui qui devrait en être le point de départ : l’Homme.Une ville ne se résume ni à ses avenues, ni à ses façades repeintes, ni aux feux d’artifice qui illuminent quelques soirées d’été. Son véritable visage est celui de ses habitants. Lorsqu’ils s’éteignent intérieurement, la ville s’éteint avec eux.La pire des misères n’est pas celle du porte-monnaie. C’est celle de l’esprit. Car lorsqu’une société cesse d’élever les consciences, elle prépare lentement son propre déclin.On nous parle de…

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Sidi Bouzid, victime de ses élus

… Il fut un temps où Sidi Bouzid faisait la fierté de toute une région. Sa plage, ses espaces verts, son théâtre de plein air, ses promenades… tout invitait à la flânerie, à la contemplation et à une certaine idée de l’art de vivre.Aujourd’hui, ce joyau balnéaire n’est plus que l’ombre de lui-même.À force de vouloir satisfaire tout le monde, les élus ont fini par sacrifier l’essentiel. Chaque parcelle libre est devenue un commerce potentiel, chaque trottoir un prolongement d’étal, chaque espace public une source de revenus ou de clientélisme.…

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Abdelwahab Doukkali était-il vraiment doukkali ?

Le grand musicien et chanteur Abdelwahab Doukkali nous a quittés il y a peu, laissant un immense vide sur la scène artistique nationale. Avec sa disparition, c’est l’une des plus belles pages de la chanson marocaine qui se referme. Au-delà de son riche répertoire, reconnu et apprécié dans tout le monde arabe, beaucoup de ses admirateurs s’interrogent sur l’origine de son patronyme. Abdelwahab était-il réellement doukkali, alors qu’il est né à Fès ? La réponse est oui. Notre Abdelwahab national avait bel et bien des racines doukkalies. Son père, commerçant…

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Lotfi ATTOBI : Les toiles comme équations du vivant

Par Abdellah HANBALIPeindre, chez Lotfi ATTOBI, n’est ni illustrer le réel, ni raconter une histoire. C’est explorer les territoires mouvants de la pensée. C’est accepter que l’ordre naisse du désordre, que le sens surgisse du chaos, comme une équation dont la solution ne serait jamais définitive.Né à Rabat en 1962, Lotfi Attobi a enseigné pendant plus de 30 ans et a longtemps partagé sa vie entre les mathématiques et la peinture.Installé en France dès l’âge de dix-huit ans, il découvre dans l’acte de peindre un prolongement naturel de sa réflexion…

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Jilali Derif et Mustapha Jmahri au service du patrimoine maroco-portugais

Hassane Ait-Hammou Les études sur le patrimoine maroco-portugais à El Jadida et au Maroc sont très rares. À l’exception de quelques initiatives isolées, la recherche historique dans ce domaine repose presque entièrement sur le dévouement de chercheurs bénévoles, œuvrant sans aucun soutien public.À El Jadida, face à ce vide de recherche, deux figures locales se distinguent par leur engagement exceptionnel : Jilali Derif et Mustapha Jmahri. À travers des dizaines d’articles, d’enquêtes et de contributions lors de rencontres académiques, ces deux chercheurs passionnés redonnent vie à l’histoire séculaire des Doukkala…

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La cité Portugaise d’El Jadida.Le patrimoine dans l’art et la littérature, comme source d’inspiration.

Par: Driss TAHI Le roman contribue, de manière essentielle, à la sauvegarde du patrimoine dans lamémoire collective. Lorsqu’un récit, même porté par une intrigue imaginaire, met enscène des lieux historiques, il participe à leur transmission, les fait connaître et leurdonne une nouvelle vie dans l’esprit des lecteurs. La fiction devient ainsi un puissantvecteur de mémoire.Le patrimoine ne se résume pas aux remparts, aux fortifications, aux monuments ou aux pierres séculaires. Il est également constitué des récits, des souvenirs, desémotions et de l’imaginaire qui donnent une âme aux lieux. C’est précisément…

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Chronique de Mustapha Jmahri : Mohammed Marouazi, l’écrivain méconnu d’El Jadida

Mohammed Marouazi est un enseignant marocain qui a consacré près d’un demi-siècle au système éducatif national. Au cours de sa riche carrière, il a successivement occupé les postes d’instituteur, de directeur d’école et d’inspecteur. Vers la fin de son parcours professionnel, il a également exercé en tant que professeur au Centre Pédagogique Régional (CPR) d’El Jadida, transmettant son savoir aux futures générations d’enseignants. Il est malheureusement décédé en octobre 2015.Quelques mois auparavant, les éditions Edilivre ont publié son ouvrage de référence intitulé : « L’École primaire marocaine : un siècle…

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Chronique de Mustapha Jmahri : L’artiste-peintre Abdellah Dibaji raconte Khatibi et le Jazz

La mémoire culturelle des Doukkala s’enrichit d’un témoignage précieux grâce à l’artiste-peintre azemmouri Abdellah Dibaji, qui lève le voile sur l’attachement d’Abdelkébir Khatibi (1938-2009) pour le jazz. Liés par une amitié sincère et profonde, le peintre et le célèbre sociologue partageaient de longues discussions sur l’art en général et sur l’œuvre plastique de Dibaji en particulier. Dans les années 1990, Khatibi avait d’ailleurs rédigé la préface du catalogue de l’une des expositions de cet artiste intitulée « Les chemins de traverse ». C’est au fil de leurs échanges que Dibaji…

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El Jadida : la pensée d’Hassan Aourid a illuminé une salle comble, entre mémoire, littérature et quête de sens

Il y a des rencontres qui dépassent le simple cadre d’une conférence. Des moments où la parole devient une passerelle entre les idées, l’histoire et l’humain. Celle organisée à El Jadida le vendredi 12 juin par le Département de la Langue française du Centre Régional des Métiers de l’Éducation et de la Formation d’El Jadida (CRMEF, ex-CPR) restera sans doute parmi ces instants rares qui marquent durablement les esprits.Dans une salle archicomble, où enseignants, étudiants, universitaires et passionnés de culture se sont retrouvés autour de la force des mots, l’écrivain,…

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« Roses Grow in the Night of Silence » : quand la poésie jdidie fleurit dans la langue de Shakespeare

Dans le silence de la nuit, certaines roses ne fanent jamais… elles continuent de pousser, portées par la force des mots et la lumière de la poésie.C’est dans cet univers délicat que le poète marocain Mourad El Khatibi dévoile son nouveau recueil, « Roses Grow in the Night of Silence » (Des roses poussent dans la nuit du silence), une œuvre entièrement écrite en langue anglaise, récemment publiée aux éditions Librairie Es-Slam Al-Jadida.À travers ses vingt-quatre poèmes, Mourad El Khatibi célèbre le pouvoir du langage, cette matière invisible qui façonne…

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