Beaucoup de personnes qui suivent l’évolution du domaine de l’écriture et de la lecture au Maroc expriment, souvent, la crainte, justifiée par ailleurs, que ce domaine connait un déclin manifeste en regard de l’hégémonie des moyens de communication numériques, des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle et du déclin des programmes d’enseignement public.
Mais loin de tout pessimisme exagéré, la terre est toujours fertile et à chaque fois l’espoir né et renait.
Malgré les obstacles, une partie de la jeunesse marocaine reste attachée à l’écriture pour exprimer ses idées et sentiments comme moyen d’échanges et de communication sans cesse renouvelé. Il est réconfortant de constater aussi que la femme marocaine, au-delà de tous les préjugés, perce et se place à l’avant-garde de la création littéraire et artistique.
Récemment j’ai eu le plaisir de découvrir à El Jadida, une jeune écrivaine Bouthaina El-Bahraoui qui a publié un ouvrage « « Mon cœur de mer » ». Et je découvre aujourd’hui une autre écrivaine originaire de notre ville, Kenza Chikari Hassar ; qui, à 17 ans, a publié un roman, « Blanche est la toile ». Présenté tout d’abord à Casablanca, ce premier roman jugé par les critiques « d’une maturité littéraire remarquable », décrit le sentiment amoureux à travers la peinture. Le roman explore les émotions liées à la perte, la culpabilité et les regrets dans une relation conflictuelle, évoquant des fragments de moments heureux et déchirants. Le texte, est, en général, imprégné de mélancolie dans un cadre empreint de solitude.
Jeune étudiante, cette écrivaine puise dans son héritage culturel, éclectique, pour donner vie à son imagination et inviter le lecteur à un voyage intime et sincère.
Kenza Chikari Hassar aime dire : « Mes écrits sont tissés à partir de leurs frictions et leurs réconciliations. Je n’écris pas pour décrire, j’écris pour ressentir »
Chronique de Mustapha Jmahri : Kenza Chikari Hassar puise dans son héritage culturel

Très intéressant texte
j’aime.