Fouad Laroui déclare : Mustapha Jmahri fait œuvre utile pour sa ville

« Depuis plus de trois décennies, Mustapha Jmahri fait œuvre utile pour sa ville El Jadida et sa région des Doukkala. Ses publications sous forme de livres et de chroniques participent à la sauvegarde de la mémoire locale, d’autant qu’elles sont bien écrites. D’ailleurs dans mes romans je me réfère souvent aux écrits de Jmahri car ils cherchent les détails essentiels et véridiques. »
C’est par ses mots que le romancier Fouad Laroui a répondu à une question de l’animateur Abdelalli Errehouni lors de la rencontre avec Fouad Laroui organisée à la librairie de Paris à El Jadida le mercredi 24 décembre 2025. Cette rencontre entre l’écrivain et romancier Fouad Laroui et Mustapha Jmahri, auteur-éditeur des Cahiers d’El Jadida, a débattu du thème : « Fouad Laroui, enfance, culture et littérature à El Jadida ».
Cette sympathique et agréable rencontre culturelle fut suivie par une assistance nombreuse et intéressée qui s’était déplacée à la librairie malgré le temps pluvieux et le match de football de la CAN 2025 diffusé à la télévision.
L’échange entre les deux auteurs et l’animateur a porté sur plusieurs points liés au travail d’écriture romanesque et historique ainsi que sur la situation culturelle et son cheminement au cours de plusieurs générations.
Concernant la baisse de la lecture aujourd’hui par rapport au passé, Fouad Laroui a fait remarquer que la lecture a toujours été un acte élitiste. Car la perception de la lecture repose sur des barrières historiques et sociales, bien que les pratiques contemporaines tendent à diversifier cet usage.
Évoquant l’utilisation de souvenirs d’enfance dans l’écriture, Fouad Laroui a souligné que les souvenirs d’enfance ne sont pas seulement des retours en arrière ; ils servent à construire les personnages, enrichir la narration, explorer des thèmes universels et transmettre des émotions profondes.
Détenteur de plusieurs prix littéraires, Fouad Laroui a su, mieux que tout autre, élever l’écriture du souvenir au rang d’art, comme en témoigne magistralement son dernier roman La Vie, L’Honneur, La Fantasia (août 2025) qui fut dédicacé aux lecteurs à la fin de la séance.
Au cours de cette séance à deux voix, Mustapha Jmahri – son ami d’enfance et historien d’El Jadida – a revisité les années soixante du siècle dernier et cette jeunesse partagée, qui allait laisser son empreinte durable sur l’histoire de la ville. Les deux auteurs partagent une relation d’amitié qui a commencé tôt par le biais de la lecture, notamment par l’échange de bandes dessinées, de rencontres au cinéma, à la plage, au quartier du Plateau ou sur la route de l’ancien aérodrome. La lecture s’avéra ainsi pour tous les deux, comme peut-être pour toute une génération marocaine des années soixante, la seule voie de réussite et certainement d’ascension sociale.
Entre souvenirs d’enfance, témoignages vécus et techniques d’écriture, le duo – Fouad Laroui et Mustapha Jmahri – a donné à cette soirée un concentré de confidences humaines et culturelles inédites.
Envoi M. B.
Légende photo, de droite à gauche : Fouad Laroui, M’barek Bidaki, Mustapha Jmahri et le docteur chirurgien Mokhtar Ahmed Rassil

Related posts

Leave a Comment