Chronique de Mustapha Jmahri : Aliénor Vallet, une artiste à la tête de l’Institut français d’El Jadida

Française, née à Paris, Aliénor Vallet est la nouvelle directrice de l’Institut français d’El Jadida. Nommée dans ce poste depuis le premier septembre 2025, cette professionnelle de la production artistique s’est illustrée par son engagement dans la promotion des échanges interculturels et de coopération entre la France et l’Afrique depuis 25 ans. Aliénor a notamment exercé comme responsable audiovisuel au Centre culturel français de Brazzaville et a été chargée de mission culturelle au Centre culturel franco-nigérien à Niamey, deux postes qui témoignent de sa sensibilité aux dynamiques culturelles du continent.

Aliénor Vallet est une combattante culturelle qui s’est intéressée au domaine de l’art depuis ses 15 ans. Elle a pratiqué la photographie et le laboratoire argentique. Après des études en sciences humaines et sociales, elle s’est formée à la réalisation audiovisuelle et à la création vidéo pour le spectacle vivant. À partir de 2003, elle a réalisé des films documentaires et de danse au sein d’une association qu’elle a fondée.

Mais c’est en 2005 qu’elle entame une nouvelle expérience professionnelle en Afrique : elle est chargée de la programmation cinéma du Centre culturel français de Brazzaville où elle rencontre de nombreux artistes congolais. À partir de 2008, elle met en œuvre des programmations pluridisciplinaires pour les friches artistiques (dans d’anciens édifices industriels désaffectés) La Ferme du Bonheur à Nanterre et Le 6b à Saint-Denis en 2013. Elle se tourne alors vers une écriture filmique plus expérimentale et conceptuelle et dirige à partir de 2014 le laboratoire de création vidéo Art & Vidéo Lab au sein duquel elle réalise un corpus d’œuvres vidéo présentées dans de nombreux festivals et expositions en France et à l’international.

Sa démarche s’inscrit dans le prolongement de ses études en sciences humaines et sociales et se nourrit de ses rencontres avec des artistes d’horizons divers. Utilisant l’écriture des images en mouvement et la performance pour expérimenter la frontière trouble entre réel et fiction, elle propose une réflexion sur l’humain dans son rapport au monde pour tenter de saisir l’insaisissable.

Dans son nouveau poste à El Jadida, son ambition est de faire de l’Institut français « un lieu ouvert à tous, convivial, tourné vers la jeunesse et les partenaires culturels et éducatifs marocains ; un lieu stimulant, innovant et performant pour s’informer et se former ».

jmahri.m@yahoo.fr

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