C’est une fierté toute doukkalie, un pur produit de la terre d’Ouled Rahmoune, près d’Azemmour, qui brille aujourd’hui sous le maillot des U20 marocains.
Biyyar, c’est le Doukkali de cette génération dorée. Un joueur façonné par la rigueur, la passion et la grinta qui caractérisent les fils de cette région. Sur le terrain, il ne triche jamais : il joue avec le cœur, avec la force tranquille de ceux qui savent d’où ils viennent.
Son match face à l’Argentine a été une démonstration de maturité et de courage. Au milieu d’un secteur argentin réputé “intouchable”, il a tenu tête, intercepté, anticipé et orienté le jeu avec une lucidité étonnante pour son âge. Quand beaucoup auraient reculé, lui a avancé.
De simple remplaçant après la blessure de Sadeq, il est devenu une pièce maîtresse, un incontournable dans l’entrejeu des Lionceaux. Par son travail silencieux, il a redonné au mot “collectif” tout son sens. Et quand il fallait construire, c’est encore lui qui lançait les offensives, comme sur cette action d’école menant au deuxième but : récupération, projection, et passe lumineuse vers Maâma.
Biyyar, c’est la sobriété qui brille, le talent sans fioritures, la promesse d’un avenir radieux.
Et s’il y a bien une chose dont les Doukkalis peuvent être fiers, c’est que l’un des leurs fait aujourd’hui battre le cœur du Maroc dans cette Coupe du monde U20.
Une étoile d’Ouled Rahmoune… qui ne fait que commencer à briller.
Abdellah Hanbali
