Forêt d’El Haouzia : entre défaillance des responsables et incivisme des citoyens

À El Jadida, la forêt d’El Haouzia agonise dans une indifférence presque totale. Lancé en 2024, un projet d’arrachage de plus de 11 hectares d’arbres, censé être suivi d’un reboisement, a été brutalement abandonné après la coupe et l’extraction de centaines d’arbres. Depuis, silence radio : aucun chantier relancé, aucune explication fournie, aucune transparence affichée.
Face à cette défaillance flagrante des responsables, la nature tente seule de panser ses plaies grâce aux pluies récentes. Mais ce sursaut reste insuffisant face à l’ampleur des dégâts.
À cette gestion défaillante s’ajoute un autre fléau : l’incivisme. Déchets plastiques, dépôts sauvages, dégradation des lieux… certains visiteurs transforment ce qui devrait être un espace de respiration en une décharge à ciel ouvert, accélérant la dégradation de ce patrimoine naturel.
Pourtant, cette forêt, dernier poumon vert d’El Jadida, joue un rôle écologique vital dans une zone sous pression industrielle. Elle est aujourd’hui prise en étau entre urbanisation galopante, exploitation abusive et absence criante de contrôle.
Sans réaction rapide, ce qui reste de la forêt d’El Haouzia risque de disparaître à petit feu. Il est urgent que les autorités assument leurs responsabilités : rétablir la vérité sur les projets en cours, relancer le reboisement, protéger strictement le domaine forestier et sanctionner les atteintes à l’environnement.
Car à ce rythme, ce ne sont pas seulement des arbres que l’on perd, mais un équilibre écologique… et une part essentielle du droit des citoyens à un environnement sain.

Abdellah Hanbali

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