Il aura suffi de quelques heures pour que le rêve d’un nouveau départ à Zemamra se transforme en un énième épisode de confusion et d’amateurisme. À peine officialisé, le contrat de Zakaria Aboub avec le Chabab Zemamra a volé en éclats, l’entraîneur national ayant préféré se retirer, invoquant des « raisons personnelles ». Une explication bien commode, qui en dit peut-être plus par ce qu’elle tait que par ce qu’elle révèle.
Ce désistement de dernière minute vient s’ajouter à la longue liste des incohérences qui minent la gestion du club.
Comment comprendre qu’un comité dirigeant congédie un entraîneur, en l’occurrence Redouane El Haimer, après seulement trois journées de championnat, avant de se précipiter sur un successeur… qui finit par claquer la porte avant même de la franchir ?
Entre légèreté dans les décisions, absence de vision à long terme et opacité dans les coulisses, la RCAZ donne l’image d’un club balloté au gré des improvisations et des intérêts du moment. Les supporters, eux, assistent impuissants à ce va-et-vient permanent sur le banc de touche, symbole d’une gouvernance où les dessous de table et les non-dits semblent parfois peser plus lourd que le projet sportif lui-même.
Dans un football marocain déjà gangrené par le manque de stabilité et de transparence, Zemamra illustre tristement cette dérive : celle d’un sport où le sérieux s’efface peu à peu derrière les jeux d’influence, les calculs de couloir et une gestion à courte vue.
Abdellah Hanbali
