Hassan Chouait : la mémoire d’un roc et…la force de la solidarité


Ceux qui se souviennent encore de Hassan Chouait, véritable roc de la défense jdidie, gardent en mémoire une époque où le football se jouait avec panache, rudesse et honneur. Aux côtés de Baba, Cherif, Aïssa ou encore Kouhaili, il incarnait cette muraille infranchissable, à la fois solide, souple et spectaculaire, capable de museler les attaquants les plus redoutés de son temps, de Petchou à S’haita, en passant par Tazi du MAS ou Fettah de l’USK.
Hassan Chouait n’était pas le produit d’une académie ni d’un centre de formation. Il était issu de l’école de la rue, celle qui forge les caractères, aiguise l’instinct et cultive cette fierté brute qui ne s’enseigne pas.
À cette époque, une règle tacite dominait : si le ballon passait, l’attaquant ne passait pas, et inversement. Une philosophie défensive à l’image d’un football engagé, où les duels étaient aussi techniques que physiques.
Mais le temps a suivi son cours. Les années de gloire ont laissé place à d’autres réalités, plus silencieuses. Aujourd’hui, l’ancien défenseur compose avec l’âge et les aléas de la santé, comme tant d’autres figures oubliées des terrains.
C’est dans ce contexte que ses anciens coéquipiers ont tenu à lui rendre visite, chez lui à Sidi Bouzid. Un geste simple, mais profondément humain. Une présence, quelques mots, des souvenirs partagés… et surtout, une chaleur qui vaut parfois bien plus que tous les trophées.
Car au-delà des exploits passés, c’est une autre leçon qui se dessine : celle de la fidélité et de la solidarité. Ces anciens joueurs, qui n’attendent rien de matériel, ont surtout besoin d’attention, de considération, de cette mémoire vivante qui refuse de les reléguer à l’oubli.
À travers cette visite, c’est tout un message qui est lancé : ne pas abandonner ceux qui ont fait vibrer des générations entières. Leur offrir, aujourd’hui, ce qu’ils ont tant donné hier, un peu de présence, beaucoup de respect, et cette indispensable chaleur humaine.
Sur la photo de l’époque, on reconnait deboyt de gauche à droite:
Rachid Arsalane, Jamal Harmak, Aissa, Karnass, Abdellah Hanbali et Dezzaz
Accroupis de G à D: Âlkama, Hassan Chouait, feu Yahya Khaldi, Halim et Kadmiri

Par: Abdellah Hanbali

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