Par: Mustapha Abou Ibadallah
Mohamed Maaroufi, l’ancien international du Difaa d’El Jadida, a incontestablement marqué de son empreinte le football national. Mais derrière le grand footballeur se cachait un homme d’une grande sensibilité, cultivé et raffiné.
J’ai eu le privilège de le compter parmi mes camarades de classe et mes amis d’internat au Lycée Ibn Khaldoune. C’est ainsi que j’ai découvert, loin des stades, une autre facette de sa personnalité.
Maaroufi était un véritable passionné de littérature. Il lisait avec avidité Guy de Maupassant, Albert Camus, Marcel Proust, Henry Troyat et bien d’autres écrivains. Il aimait surtout les discussions littéraires et artistiques et, curieusement, détestait parler football en dehors des terrains.
Mais sa passion pour les arts ne s’arrêtait pas à la littérature. Mohamed avait également une belle voix et aimait fredonner les chansons de Mohamed Abdelwahab, notamment Kalat ou Jabal Attaoubad, ainsi que celles d’Ahmed El Bidaoui comme Habibi Taala ou Tala Intidarouka fi Addalam.
Dans l’intimité de l’internat, loin des clameurs des stades, nous découvrions donc un autre Maaroufi : un lecteur passionné, un mélomane et un jeune homme sensible qui avait beaucoup plus à offrir que ses seules qualités de footballeur.
Aujourd’hui, lorsque je repense à cette époque, c’est cette image de Maaroufi que je garde précieusement en mémoire : celle d’un grand sportif, certes, mais surtout celle d’un homme cultivé et attachant dont la richesse intérieure méritait d’être connue.
Photo: une photo de Maâroufi avec d’anciens internes du lycée Ibn Khaldoun, dont Abou Ibadallah, à droite, portant des lunettes.
