La vigilance sanitaire n’est pas un luxe au moussem de Moulay Abdellah. Elle est une nécessité. Et la descente effectuée dans l’un des points de vente du moussem qui a permis de saisir des quantités importantes de produits alimentaires impropres à la consommation mérite d’être saluée.
- 23 kilos de poulet congelé.
- 19 kilos de graisses alimentaires.
- 2,6 kilos d’abats de poulet.
- 2,5 kilos de viande de poulet.
Des produits, dont l’origine n’était pas clairement établie et qui étaient stockés dans des conditions ne répondant manifestement pas aux exigences élémentaires d’hygiène. Les services de l’ONSSA, dépêchés sur place, ont confirmé leur impropriété à la consommation. Les marchandises ont été saisies en vue de leur destruction et une procédure judiciaire a été engagée.
Bravo donc aux agents qui ont procédé à cette intervention. Mais attention à ne pas transformer une opération réussie en satisfecit général.
Car une question demeure : combien d’autres produits douteux parviennent encore à passer entre les mailles du filet ?
Le moussem vit au rythme d’une activité quasi ininterrompue. Il fonctionne 24 heures sur 24, accueille une foule considérable et compte une multitude de commerces, de restaurants improvisés et de points de vente. Le dispositif sécuritaire est certes conséquent, mais les missions sont tellement nombreuses que même des effectifs importants peuvent difficilement tout contrôler, partout et à toute heure.
Une saisie, ne doit donc pas être considérée comme un coup d’éclat. Elle doit plutôt rappeler la nécessité d’une vigilance permanente, de contrôles inopinés et répétés et d’une coordination étroite entre les différents services.
Parce qu’au bout de la chaîne, il n’y a pas seulement des marchandises saisies et des procès-verbaux dressés. Il y a des familles, des enfants et des visiteurs venus profiter du moussem, qui font confiance à ceux qui leur vendent ce qu’ils vont manger.
Quant aux visiteurs, le conseil est aussi simple que salutaire : ne prenez aucun risque. Si un aliment paraît douteux, mal conservé, mal préparé ou simplement suspect, passez votre chemin. Une brochette, un sandwich ou quelques bouchées ne méritent jamais de mettre votre santé en jeu.
Au moussem, la fête doit rester une fête. Pas le début d’un cauchemar sanitaire.
Abdellah Hanbali

