À El Jadida, la disparition progressive du sable sur la plage suscite de plus en plus d’interrogations parmi les habitants, les promeneurs et les observateurs attentifs du littoral.
Ce phénomène, visible à l’œil nu par endroits, alimente les discussions et ravive les inquiétudes quant à l’avenir de l’une des principales richesses naturelles de la ville.
Au fil des dernières années, plusieurs projets d’aménagement dédiés aux activités sportives et de loisirs ont vu le jour sur le front de mer. Ces initiatives, censées dynamiser l’attractivité touristique, se sont parfois accompagnées d’interventions lourdes sur l’espace côtier. Une évolution qui n’est pas sans soulever des questions sur son impact environnemental et sur l’équilibre fragile du littoral.
Par ailleurs, lors de certaines manifestations festives, notamment le festival Jawhara, du sable a été déplacé afin d’aménager des terrains temporaires de beach soccer, notamment devant le Musée des anciens combattants et au sein du jardin Mohammed V.
Si ces installations ont contribué à l’animation de la ville, une question demeure : ce sable a-t-il été restitué à son emplacement d’origine après les événements ?
Dans un contexte où l’érosion côtière constitue déjà un défi naturel pour de nombreuses villes littorales, toute modification de l’écosystème peut accentuer les déséquilibres existants. La disparition du sable pourrait ainsi résulter d’un ensemble de facteurs, mêlant phénomènes naturels et interventions humaines.
Plus que jamais, des solutions durables douvent être troyvées pour préserver le littoral d’El Jadida, patrimoine naturel précieux pour les générations présentes et futures.
Abdellah Hanbali

