Chronique de Mustapha Jmahri : Mouizina, une mémoire jdidie s’est éteinte

 C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris, à travers la publication du camarade Abderrahim Bansar sur sa page Facebook, la nouvelle du décès le 14 mars 2026 de Si Ahmed Mouizina, l’une des figures marquantes qui ont imprégné l’histoire de la ville d’El Jadida de leur empreinte particulière.
  Le défunt a travaillé durant de longues années à la Poste centrale d’El Jadida, où il fut un modèle d’intégrité et d’ouverture, incarnant la figure du fin connaisseur de l’histoire des familles et des personnalités de la ville. 
 Son parcours professionnel n’était pas détaché des préoccupations de la société ; il était connu pour son engagement politique rigoureux, ce qui lui valut certaines intimidations durant les années 1970 et 80, comme l’a rappelé Si Abderrahim Bansar.
 Dans le cadre de mon projet des « Cahiers d’El Jadida » (Dafatir El Jadida), je me souviens l’avoir sollicité pour recueillir ses conseils sur la collecte de témoignages auprès des anciens de la cité ayant vécu les années du Protectorat. C’est lui qui m’avait orienté vers celui qui était alors un pilier de l’UNFP, le regretté Haj Moussa Samir, premier président du conseil municipal d’El Jadida au lendemain de l’Indépendance.
  Si Ahmed Mouizina n'était pas un étranger pour l'âme de la ville ; il était passionné par le quartier historique où il résidait, profondément attaché à la demeure familiale surplombant la place Moulay Hassan. Cette proximité avec des lieux chargés d’histoire a façonné sa connaissance de la mémoire et des lignées, faisant de lui un véritable trait d'union entre la noblesse du passé et le dynamisme du présent.       
   Sur la photo, le défunt apparaît à droite avec Abderrahim Bansar.
   Puisse Dieu accorder Sa miséricorde au défunt. Nos sincères condoléances à sa famille.

Jmahrim()yahoo.fr

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