Un secret bien gardé de la Citerne portugaise enfin révélé par Mustapha Jmahri

Dans une enquête publiée sur Quid.ma le 15 mars 2026, Mustapha Jmahri a révélé l’appropriation insolite de la citerne portugaise de Mazagan entre 1889 et 1915, présentée comme une propriété privée par l’épouse du consul belge de l’époque. Fondée sur l’étude d’archives consulaires, cette étude détaille la captation de ce monument classé, une découverte saluée par plusieurs historiens et universitaires pour son travail de révision historique.
Le texte, intitulé « La citerne portugaise à Mazagan : l’étrange appropriation d’un monument historique (1889-1915) », est le fruit d’une longue investigation dans les archives consulaires européennes. L’étude de ces manuscrits par l’auteur-éditeur des Cahiers d’El Jadida a mis au jour les détails de cette captation, alors que la citerne était fermée au public et considérée par l’épouse du consul en poste comme une propriété privée.
Cette découverte archivistique avait fait l’objet d’une première révélation par l’auteur dans un épisode de l’émission culturelle Kan Ya Makane, diffusé sur la chaîne 2M en août 2024. Les documents sources, après exploitation, ont été officiellement déposés le jeudi 21 juillet 2022 aux « Archives du Maroc » à Rabat, afin de permettre aux chercheurs et historiens de les consulter librement.
Cette révélation inédite a suscité des réactions enthousiastes au sein de la communauté scientifique et associative. L’historien et architecte Frederico Mendes Paula, a relayé cet article sur son site « Patrimonio Português em Marrocos », précisant : « Um artigo de Mustapha Jmahri sobre a utilização da Cisterna Portuguesa de Mazagão como fossa entre os anos de 1889 e 1915 » (Un article de Mustapha Jmahri sur l’utilisation de la citerne portugaise de Mazagão comme fosse septique entre 1889 et 1915). Quant à l’historien Laurent Vidal, auteur de l’ouvrage « Mazagão, la ville qui traversa l’Atlantique », il qualifie ce récit « d’histoire incroyable d’arrogance et de suffisance ». De son côté, l’universitaire Yves Chemla souligne le caractère brutal de cet acte, y voyant une « spoliation étrange ». Alors que l’historien et expert maritime Najib Cherfaoui salue un « très grand travail de recadrage de la vérité historique, merveilleusement bien reconstitué et parfaitement instruit ».
L’écrivaine Laurence Delord, ancienne de Mazagan, ajoute : « Révélation très intéressante ! En plus, j’apprends, de l’article, que l’une des branches de ma famille (Elias Butler) avait apparemment possédé, pendant un temps, l’une des propriétés situées au-dessus de la citerne portugaise ». Brahim El-Kalii, acteur associatif reconnu à El Jadida, estime qu’il s’agit là d’une « découverte intéressante » et a proposé qu’elle fasse l’objet d’une table ronde pour les passionnés de l’histoire d’El Jadida en général, et de la cité portugaise en particulier. Enfin, la violoniste Chantal Dieudonné, ancienne de Mazagan, et professeure au Conservatoire du Tarn, a salué des « reportages toujours passionnants de Jmahri et étayés historiquement ».
Par cette contribution majeure, Mustapha Jmahri apporte un éclairage inédit sur la compréhension de ce monument emblématique et sur l’influence européenne au Maroc à la fin du XIXe siècle.
Voici le lien pour lire l’intégralité de l’article
https://quid.ma/societe/la-citerne-portugaise-a-mazagan-letrange-appropriation-dun-monument-par-mustapha-jmahri

Envoi M. B

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