Dans l’ombre, la lumière du cœur

Il est des associations qui préfèrent œuvrer loin des caméras, à l’abri des projecteurs et du vacarme des discours, dans cette ombre féconde où germe la vraie solidarité.
Sur les pistes poussiéreuses des Doukkala, leurs caravanes tracent un sillage d’espérance : dons, soins, paroles de réconfort… Là où l’État se fait discret, ces bénévoles avancent sans compter, ni leurs heures, ni leurs moyens, ni leur fatigue.

Leurs actions ne font pas la une, mais se murmurent de bouche à oreille, dans les douars et les foyers. Et c’est ainsi, au détour d’un récit empreint de gratitude, que nous avons entendu le nom du docteur Ibrahim El Hentati, un nom prononcé avec respect, parfois même avec émotion.
Médecin formé en Allemagne, où il a exercé de nombreuses années avant de revenir au Maroc pour devenir médecin militaire à Laâyoune, ce spécialiste en médecine interne, aujourd’hui à la retraite, consacre deux jours par semaine à ausculter bénévolement au sein du local de l’Association Doukkala, à Kodiat Ben Driss.

Fils d’un père pieux qui voyait dans la médecine un métier de foi, le docteur El Hentati a su transformer cet héritage moral en vocation. Pour lui, soigner n’est pas seulement un acte médical : c’est un geste de fraternité.

À travers ses consultations empreintes d’écoute et de bienveillance, il rappelle que la médecine trouve sa vraie grandeur dans le don de soi. Et dans son sillage, c’est tout un souffle d’humanisme qui se propage, discret mais puissant, à l’image de ces lumières qui n’ont pas besoin d’éclat pour briller.

Merci à l’Association Doukkala pour cette solidarité sans frontières, et au docteur Ibrahim El Hentati pour cette générosité du cœur : rare, précieuse et profondément inspirante.
Des gestes qui réchauffent les âmes… et redonnent foi en l’humain.

Abdellah Hanbali

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