El-Jadida : quand la mémoire culturelle nous rappelle à l’ordre

Le 3 mars 1971. Une date gravée dans la mémoire des anciens jdidi. C’était jour de fête du Trône, du temps de feu Hassan II. Parmi les célébrations organisées à El-Jadida, un concert avait pris place devant le théâtre municipal Mohamed Saïd Afifi, un haut lieu de culture aujourd’hui délaissé par ses propres gardiens.
Ce jour-là, la musique résonnait au cœur de la ville. On reconnaissait parmi les artistes un certain Abdellah Bettioui, guitariste de talent mais aussi ancien joueur de l’EJUC et de l’équipe nationale de handball. À ses côtés, au fond, Rachid Guebbass, Riday, Chaârani… Une époque où l’art, le sport et la fête populaire savaient se rencontrer et fédérer la cité.

Plus d’un demi-siècle plus tard, que reste-t-il de cet élan ?
À peine quelques souvenirs jaunis. Les élus et autorités locales semblent incapables d’offrir à El-Jadida le minimum d’animation culturelle. On inaugure, on promet, mais on n’entretient ni la mémoire, ni les lieux, ni l’envie de rassembler les habitants..
El-Jadida peine à faire vivre son théâtre, son front de mer et ses places publiques. Comme si la culture et la fête n’étaient plus que des parenthèses folkloriques, plutôt qu’un souffle vital pour une ville qui, jadis, vibrait au rythme de la musique, du sport et de la convivialité.
Abdellah Hanbali

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