Il y a des médailles qui brillent au cou, et d’autres qui brillent surtout dans le regard de ceux qui les contemplent.
Ce dimanche 27 septembre, à Berlin, Farid Freiji a décroché la sienne après avoir avalé les mythiques 42,195 kilomètres d’un marathon, dans la catégorie des seniors de 65 ans et plus.
Une médaille pour la performance, bien sûr. Mais surtout une médaille pour avoir osé se lancer un défi… et l’avoir relevé avec brio. Car courir un marathon à plus de 65 ans n’est pas donné à tout le monde. Il faut du souffle, des jambes, du mental… et cette petite flamme intérieure qui refuse de s’éteindre avec les années.
Médecin ORL connu et respecté pour ses compétences, Farid est aussi un ancien joueur du DHJ, qu’il continue d’ailleurs à fréquenter avec ses anciens compagnons de ballon. Mais le personnage ne s’arrête pas là. Car derrière le médecin et le footballeur se cache également un musicien discret, un guitariste dont le talent et la virtuosité ne sont connus que de quelques privilégiés.
Comme quoi, certains hommes ont décidément plus d’un tour dans leur arc…
Alors, bravo à notre ami Farid : médecin, ancien footballeur, guitariste à ses heures… et désormais marathonien médaillé à Berlin.
Farid Freiji a gagné une médaille à Berlin, certes.
Mais Farid Freiji est devenu surtout un exemple.
Un exemple que chacun peut suivre à sa manière, selon son âge, ses capacités et ses limites. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour se fixer un défi, sortir de sa routine, faire travailler son corps… et continuer à donner de la vie aux années. Car à plus de 65 ans, Farid nous rappelle simplement une jolie vérité : vieillir n’oblige pas à renoncer à vivre pleinement. Et parfois, il suffit de chausser ses baskets… pour continuer à courir après la jeunesse.
Abdellah Hanbali
