La société ARMA, délégataire de la gestion du secteur de la propreté à El Jadida, a récemment organisé une caravane de sensibilisation à l’importance de la propreté et de la protection de l’environnement. Pendant trois jours, du 27 au 29 août 2025, animations et ateliers ont tenté de convaincre les citoyens de leur rôle dans la préservation de la ville.
Une initiative louable sur le papier, mais qui soulève de nombreuses interrogations. Car si ARMA appelle la population à s’impliquer, la société n’échappe pas elle-même à de sérieuses critiques.
En effet, plusieurs dysfonctionnements persistent dans la gestion quotidienne du service. Les agents de propreté, en première ligne sur le terrain, dénoncent régulièrement des retards de paiement de leurs salaires, fragilisant ainsi leur situation sociale. Comment demander aux employés un travail exemplaire quand leurs droits élémentaires ne sont pas garantis ?
De plus, la fréquence actuelle d’une seule collecte par jour s’avère largement insuffisante pour une ville en pleine expansion. Les déchets s’amoncellent rapidement, entraînant des nuisances et des risques sanitaires. Beaucoup de citoyens réclament logiquement une deuxième collecte quotidienne pour répondre aux besoins réels.
Autre point noir : l’état des bacs à ordures. Ceux-ci, rarement lavés, deviennent des foyers d’odeurs nauséabondes et de contamination. La société gagnerait à instaurer un programme régulier de nettoyage et de désinfection, gage d’un environnement plus sain.
L’emplacement des bacs a ordures en ville laisse a desirer
Enfin, les balayeurs, véritables soldats de l’ombre, manquent cruellement de moyens matériels. Alors que dans d’autres villes gérées par la même entreprise, comme Rabat, ils sont dotés d’équipements modernes et adaptés, ceux d’El Jadida se contentent encore de matériel rudimentaire, bien loin des standards affichés.
Cette caravane de sensibilisation, si elle a le mérite de rappeler l’importance du civisme et de la responsabilité partagée, ne doit pas masquer les manquements de l’opérateur. La propreté de la ville dépend certes de l’implication des habitants, mais elle repose avant tout sur une gestion rigoureuse, un service adapté et des conditions de travail dignes pour ceux qui en assurent la mission au quotidien.
En somme, ARMA gagnerait à balayer devant sa propre porte avant d’appeler les citoyens à faire de même.
Abdellah Hanbali


Bonjour,
Je sais déjà que je n’aurai pas de réponse à ce post. J’ai le plaisir d’habiter dans la Cité Portugaise, classée par l’Unesco. J’y ai un petit chien que je promène matin et soir avec mon sac à crottes. TOUS les matins les agents de nettoyage de Arma sont présents et ramassent les déchets (papiers, plastiques, emballages de gâteaux et de bombons, bâtons de sucette, de glaces, mégots et paquets de cigarettes) jetés à terre par la population. Vous pourrez mettre autant de poubelles que vous voudrez, encore faudrait-il s’en servir ! Les gens balaient la rue de temps en temps en laissant les tas contre les murs comme-ci ils allaient disparaître par miracle. TOUS les soirs, en sortant mon petit chien avec mon sac à crottes, la rue principale de la Cité portugaise et les autres sont jonchées de déchets en tout genre. Idem pour le parc en face la porte, nettoyé le matin et dégueulasse le soir. Alors avant de critiquer, posez-vous la question du mépris des habitants envers ceux qui les servent. Moi-même, je nettoie les rues de mon quartier tous les jours. Au mieux on me dit merci, au pire on me montre le déchet oublié. Malgré tout, j’aime le Maroc et les marocains. C’était un coup de gueule !!!
Pardon, j’avais oublié que tous les pots distribués lors d’un show soigneusement orchestré ont été brisés y compris ceux que j’avais offerts. Maintenant, les gens pissent dedans lorsqu’ils ne mettent pas des bouteilles « réservées » à cet effet à disposition du préposé pour les collecter !
Je reste convaincue que ce n’est pas seulement un problème de gestion de la ville d’EL JADIDA mais de la population elle-même.