El-Jadida – Collège Sidi Mohammed Ibn Abdellah ( Al Matahine) : dix salles fermées au moment de la rentrée


Les respinsables ont attendu que la rentrée scolaire sonne, pour que découvrir enfin ce que les murs semblaient leur murmurer depuis longtemps.
Dix salles de classe du collège Sidi Mohammed Ben Abdellah ne sont plus en état d’accueillir des élèves.
Dix salles désormais condamnées, après des années de signalements, de correspondances administratives, de commissions et de démarches.
Une lenteur qui laisse un goût amer. Combien de temps faut-il donc à une administration pour prendre une décision lorsqu’il s’agit de la sécurité des enfants ?
Ces locaux, construits à la fin des années 1960 et au début des années 1970, auront traversé les décennies. Mais visiblement, pas la bureaucratie.
Aujourd’hui, le problème est désormais posé, d’une manière brutale et au moment le plus mal choisi.
Où mettre les élèves ? Les orienter vers un établissement voisin, certes. Mais lequel ? Et dans quelles conditions ? Quand les classes du public flirtent déjà avec la cinquantaine d’élèves.
Quelle gymnastique faudra-t-il inventer pour absorber d’un coup les effectifs de dix salles ?
Logiquement, la sécurité des enfants ne doit souffrir d’aucun calendrier administratif. Elle ne devrait pas attendre une commission, une correspondance, une signature ou un énième dossier posé sur un bureau.
Car derrière ces dix portes désormais closes, il n’y a pas seulement des murs fatigués. Il y a des centaines d’élèves, des enseignants, des familles et des parcours scolaires que l’improvisation de dernière minute risque de fragiliser.
Et voilà l’ironie de cette rentrée : ceux qui doivent aujourd’hui résoudre l’équation sont précisément ceux qui auraient peut-être dû la voir venir.
Quand la décision arrive trop tard, ce ne sont pas seulement dix salles que l’on ferme. C’est toute une organisation scolaire que l’on oblige à bricoler dans l’urgence.

Abdellah Hanbali

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