En provenance de Montpellier où il s’était établi depuis 1999, après sa carrière professionnelle à Paris de 1967 à 1999 en tant que contrôleur de gestion comptable d’une agence de voyages du groupe Vinci spécialisée vers les pays de l’Est, Joseph Sintes, dit José, ancien de Mazagan, et sa famille ont effectué, en mai 2025, une visite dans la ville de ses ancêtres qui était aussi sa ville natale.
En effet, l’installation de la famille Sintes à Mazagan remonte à la fin du 19e siècle lorsque son grand-père arriva des Îles Canaries pour gagner sa vie auprès de la communauté espagnole déjà établie à El Jadida et exerçant des activités portuaires.
C’est ainsi que Joseph Sintes naquit à Mazagan en 1942. La famille s’installa à Derb Bendriss, un secteur réputé pour accueillir une majorité d’Espagnols ainsi que des Marocains originaires du Nord. La famille Bendriss, elle-même, venait de Tétouan.
Dolores Sintes, mère de José, était femme au foyer alors que son père, Guillermo, travaillait à la station Shell comme chauffeur de camion poids-lourds. Il faisait la tournée des fermes des colons installés en Doukkala pour leur livrer le gasoil et le pétrole.
José grandit et fit sa scolarité à Mazagan, entouré de ses camarades, de toutes nationalités, dont Idriss Amor, neveu du caïd Amor de Sidi Bennour, Jean-Marie Ribeiro, son cousin issu d’une famille portugaise, Christian Martinez, Michel Alessi et Pierre Vesperini.
Le père de José décéda à Casablanca en 1967 et fut enterré au cimetière de Benmsik. Quant à José, ayant travaillé dans le cabinet comptable d’un cousin à Casablanca (avenue de Marseille) il est rentré à Paris en 1967. Dolorès sa mère est rentrée à Perpignan en 1970 et décéda en 1987 à Moret-sur-Loing.
Si vous avez l’occasion de rencontrer José, vous découvrirez qu’il est resté profondément attaché à sa vie au Maroc, notamment à El Jadida et à son quartier d’enfance, Derb Bendriss.
Chronique de Mustapha Jmahri : José Sintes revisite son quartier Bendris à El-Jadida
