Je suis Française, expatriée au Maroc depuis bientôt dix ans. Mariée à un jdidi, fille d’une maman juive. Moi, je n’ai pas connu cette époque bénie où les juifs et les musulmans d’El Jadida vivaient côte à côte, dans le respect et l’amitié.
Mais mon mari me l’a racontée, souvent, avec des larmes au bord des yeux et une tendresse infinie dans la voix.
Il me parle de ces ruelles de l’ancienne médina, où les enfants – peu importe leur religion – jouaient ensemble jusqu’au coucher du soleil. Des femmes qui se confiaient en cuisine, des hommes qui s’entraidaient sans distinction. De Hassiba, la voisine juive, qui gardait les enfants musulmans quand il le fallait, et de David, qui vendait du vin rouge et des bouteilles vides sans provoquer le moindre jugement.
Ce Maroc-là, il l’a vécu. Il en garde la mémoire vive, comme un trésor.
Et moi, je l’écoute, et j’y reconnais mes deux héritages. Ma judéité maternelle. Mon ancrage jdidi par alliance. Et mon attachement profond à ce pays qui m’a adoptée, et que j’aime profondément.
Aujourd’hui, alors que le monde tangue sous les violences, les clivages identitaires, les replis communautaires, j’ai besoin de me souvenir – et de témoigner – que cela a existé. Que cela existe encore, dans le cœur de celles et ceux qui refusent la haine.
À l’heure où l’on oppose les croyances, où l’on confond foi et fanatisme, où l’on tente de dresser les peuples les uns contre les autres, je veux croire qu’El Jadida – et le Maroc tout entier – peuvent continuer à incarner un autre visage : celui de la coexistence vraie, humble, enracinée dans les liens du quotidien.
Je n’écris pas ce texte par nostalgie. Je l’écris par fidélité.
À ceux qui ont vécu cette fraternité.
À ceux qui, comme mon mari, n’ont jamais cessé d’y croire.
Et à ceux qui, malgré les temps troubles, choisissent encore la paix.
Danielle Battesti Boukhairat
À El Jadida, juifs et jdidis vivaient comme des frères

Choisir la Paix,choisir de se taire face au génocide en cours à Gaza?Choisir de se taire de puis la Nakba? il me revient des propos de Ben Gourion fondateur de l’état d’Israël en 1948 qui disait:’’si j’étais un leader Arabe je ne signerai jamais un accord avec Israël,c’est normal nous avons pris leur pays ils ne voient qu’une seule chose nous sommes venus et nous avons volé leur terre pourquoi devrait-ils accepter celà.Comment se taire face, comment ne pas manifester son indignation face au massacre du 7 Octobre mais aussi face à la destruction méthodique d’un peuple qui depuis 1948 est colonisé ostracisé dans l’indifférence générale.Dois-je parler de l’apartheid qui règne en Israël où les palestiniens qui vivent dans l’Etat d’Israël n’ont pas les mêmes droits que les Israéliens?Le massacre des 8000 musulmans en 1995 à Srebrenica devant les caméras du monde entier n’a pas servi de leçons.Le gouvernement Génocidaire de Netanyahou massacre femme e enfants et organise la famine afin de faire disparaitre ce peuple que l’on a humilié, ostracisé,méprisé et sacrifié depuis trop longtemps.Il ya aujourd’hui en Israël des juifs qui se révoltent contre le gouvernement de Nétanyahou et ses sbires d’extrême droite qui ont des crimes de guerre sur les mains.Comparer la cohabitation pacifique de la communauté musulmane avec la communauté juive de El jadida avec la spoliation,la colonisation par Israël de la terre palestinienne est tout simplement scandaleux.Si on peur effectivement louer cette fraternité d’hier à El Jadida on ne peut pas néanmoins dénoncer la colonisation, et l’annexion de terres Palestiniennes en violation totale du droit international.
Pourquoi « on ne peut pas néanmoins dénoncer la colonisation et l ‘annexion de terres palestiniennes (sans majuscule ! ) en violation totale …………………. » ?
Vous avez peut-être voulu dire » on peut néanmoins dénoncer la colonisation et l’annexion des terres palestiniennes…………….. »
ou …. »il aurait fallu toutefois dénoncer la colonisation et l’annexion……….. »
Comment peut-on donner des leçons d’orthographe sur ce texte remarquable sur le fond ! par ailleurs « palestiniennes » est un adjectif donc … SANS majuscule.
Je pense que vous n’avez pas compris le fond de mon intervention auprès de JAD auteur des commentaires sur l’article relatant les relations excellentes entre les différentes communautés vivant à EL Jadida avant l’ indépendance du Maroc. Relisez-le bien et ma remarque orthographique est justement mon souci pédagogique permanent vis-à-vis de la belle langue française que JAD » manipule » brillamment.