Paroles de Mazaganais. Mémoire d’une cité à traversdes témoignages rares

Par Hassane Aït-HammouSociologue Le livre de l’écrivain Mustapha Jmahri, intitulé « Paroles de Mazaganais » et publié en 2009 dans la série « Les Cahiers d’El Jadida », revêt une importance particulière. Il s’adresse aussi bien au lecteur curieux de découvrir l’histoire et le développement de Mazagan-El Jadida, qu’au chercheur, historien ou anthropologue, en quête de données précises pour mener à bien ses travaux. L’auteur, qu’on ne présente plus, fournit dans cet ouvrage un matériau précieux. Aujourd’hui épuisé, ce livre est devenu un document rare, véritable gardien de témoignages d’anciens…

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Échanges culturels avec Maria Rita Ferro, ancienne ambassadrice du Portugal

Par Mustapha JMAHRI Ancienne ambassadrice du Portugal au Maroc, Maria Rita Ferro est une grande connaisseuse de l’histoire de nos deux pays. Née en 1953 et diplômée de philosophie de l’Université de Lisbonne, elle a enseigné cette discipline dans un lycée avant d’intégrer le service diplomatique portugais en 1978.Diplomate de carrière, elle a été ambassadrice en Tunisie, au Luxembourg puis au Maroc. Début 2020, elle a été nommée ambassadrice auprès de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). Elle a également reçu le Prix Femina de Honra 2020. Ce…

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El Jadida, le temps assassiné

. Il y a presque un siècle, El Jadida était une ville moderne, élégante et remarquablement propre.Une cité tournée vers l’avenir, où l’urbanisme, les espaces verts et la qualité de vie témoignaient d’une véritable ambition.Cette photographie, prise devant le parc Spinney et le club de tennis, en est l’un des plus émouvants témoignages.À cette époque, la ville respirait la sérénité. Les avenues étaient soignées, les jardins entretenus, et chaque pierre semblait raconter une histoire de raffinement. On y flânait sans hâte, porté par la douceur de l’air marin et une…

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Une horloge qui s’arrête et toute une ville qui cesse d’espérer

À l’entrée de la Commune urbaine d’El-Jadida, le décor parle de lui-même. Une horloge figée depuis une éternité et une fontaine défigurée, silencieuse, privée de son eau comme de sa raison d’être, accueillent le visiteur.Deux symboles immobiles qui semblent raconter, mieux que n’importe quel discours, l’état d’une institution censée être le cœur battant de la cité.Ces vestiges d’abandon ne sont pas de simples détails du paysage urbain. Ils sont le reflet d’un mal plus profond : celui du désordre, de l’incompétence, de l’irresponsabilité, de la cupidité et de l’indifférence qui…

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