Quand Abdelaziz Ghouibi et moi avons interviewé Ashraf Pahlavi

Par Mustapha JMAHRI En 1975, alors que j’étais jeune journaliste à la Radio-Télévision Marocaine (RTM) affecté à la station de Aïn Chock, le directeur de l’antenne, Mohammed Majdouli, chargé d’organiser le travail des reporters, me donna l’ordre d’aller couvrir l’arrivée d’une grande personnalité en escale à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. C’était pour notre équipe de reportage une mission courante, nous nous rendions deux à trois fois par semaine à l’aéroport pour ce genre d’activités. Cette tâche, je la partageais en alternance avec mes deux confrères et aînés, Abderrahmane…

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Paroles de Mazaganais. Mémoire d’une cité à traversdes témoignages rares

Par Hassane Aït-HammouSociologue Le livre de l’écrivain Mustapha Jmahri, intitulé « Paroles de Mazaganais » et publié en 2009 dans la série « Les Cahiers d’El Jadida », revêt une importance particulière. Il s’adresse aussi bien au lecteur curieux de découvrir l’histoire et le développement de Mazagan-El Jadida, qu’au chercheur, historien ou anthropologue, en quête de données précises pour mener à bien ses travaux. L’auteur, qu’on ne présente plus, fournit dans cet ouvrage un matériau précieux. Aujourd’hui épuisé, ce livre est devenu un document rare, véritable gardien de témoignages d’anciens…

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El Jadida, le temps assassiné

. Il y a presque un siècle, El Jadida était une ville moderne, élégante et remarquablement propre.Une cité tournée vers l’avenir, où l’urbanisme, les espaces verts et la qualité de vie témoignaient d’une véritable ambition.Cette photographie, prise devant le parc Spinney et le club de tennis, en est l’un des plus émouvants témoignages.À cette époque, la ville respirait la sérénité. Les avenues étaient soignées, les jardins entretenus, et chaque pierre semblait raconter une histoire de raffinement. On y flânait sans hâte, porté par la douceur de l’air marin et une…

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Une horloge qui s’arrête et toute une ville qui cesse d’espérer

À l’entrée de la Commune urbaine d’El-Jadida, le décor parle de lui-même. Une horloge figée depuis une éternité et une fontaine défigurée, silencieuse, privée de son eau comme de sa raison d’être, accueillent le visiteur.Deux symboles immobiles qui semblent raconter, mieux que n’importe quel discours, l’état d’une institution censée être le cœur battant de la cité.Ces vestiges d’abandon ne sont pas de simples détails du paysage urbain. Ils sont le reflet d’un mal plus profond : celui du désordre, de l’incompétence, de l’irresponsabilité, de la cupidité et de l’indifférence qui…

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