Après la parenthèse intense de la CAN, le retour à la réalité de la Botola Pro s’est fait dans la douleur. D’autant plus que la rencontre entre l’OD et le DHJ, disputée au stade Adrar, a été bien loin d’offrir un spectacle capable de séduire, ou simplement de retenir, l’attention des quelques dizaines de spectateurs présents.
La première période a ressemblé à un long tunnel. Un jeu haché, cantonné la majeure partie du temps au milieu du terrain, sans rythme ni inspiration. Tout ce qui fait le sel du football faisait cruellement défaut : gestes techniques de qualité, enchaînements fluides, vitesse d’exécution. Autant dire 45 minutes à oublier au plus vite, tant il est évident qu’avec de telles prestations, remplir les stades relève de l’utopie.
La seconde mi-temps est heureusement venue rompre cette torpeur, non pas par une soudaine élévation du niveau de jeu, mais davantage par les errements défensifs de l’Olympic Dcheira. L’axe central soussi, hésitant dans le marquage et piégé à plusieurs reprises par une défense en ligne mal maîtrisée, a ouvert des brèches dont le DHJ a su profiter.
Dès l’entame du second acte, les Jdidis se sont procuré trois occasions nettes. La première leur a permis de prendre l’avantage, la deuxième est venue s’écraser sur le poteau, tandis que la troisième a été sauvée in extremis sur la ligne par un défenseur de l’OD.
Au final, c’est sur ce court succès (1-0), davantage fruit des erreurs défensives adverses que d’une réelle maîtrise collective, que le Difaâ a arraché les trois points. Un spectacle sauvé a minima, mais qui laisse malgré tout un goût d’inachevé et pose, une fois encore, la question de l’attractivité de notre championnat.
Abdellah Hanbali
