C’est une nouvelle leçon de football, mais surtout une autre humiliation que vient de subir le Difaâ Hassani… ou devrions-nous dire désormais le DHM, le Difaâ Hassani de Moktarid. Car plus personne, parmi les véritables supporters du club jdidi, ne reconnaît cette équipe en lambeaux, loin, bien loin, de la fierté d’antan des Cavaliers de Doukkala.
Ce surnom, tristement justifié, colle à une réalité amère : le club actuel porte l’empreinte de Mouktarid à 100 %, et les conséquences de sa gestion chaotique se font cruellement sentir. Le DHJ, naguère référence de rigueur et d’élégance sur le terrain, n’est plus aujourd’hui qu’une pâle copie de lui-même, incapable d’enchaîner trois passes cohérentes ni de montrer la moindre combativité.
Le pire, c’est qu’on ne parle plus seulement de relégation, comme ces dernières années. Non. Ce que redoutent désormais les amoureux du club, c’est une disparition pure et simple du club. Car à la médiocrité sportive s’ajoute une crise financière sans précédent, conséquence directe d’une gestion calamiteuse. Les procès perdus à répétition devant les instances footballistiques nationales et internationales en sont la preuve accablante.
Ceux qui croient que cette indignation vise un homme se trompent lourdement. Ce n’est pas de la haine, mais de la peine. Une peine immense, partagée par tous les fidèles du Difaâ, qui assistent, impuissants, à la lente agonie d’un club autrefois symbole de noblesse et de courage.
Aujourd’hui, le DHJ n’inspire plus que tristesse et nostalgie. Et si rien ne change, si la raison et l’amour du blason ne reprennent pas le dessus sur les intérêts personnels, alors c’est tout un pan de l’histoire footballistique de Doukkala qui risque de s’éteindre, à jamais.
Abdellah Hanbali
