El-Jadida : Quand la gratitude rapproche les hommes

Il est des gestes qui, bien que simples, portent en eux toute la profondeur d’un symbole. Mercredi 1er octobre 2025, l’Association des Anciens Joueurs du Difaâ a franchi les portes de la Sûreté régionale, non pas pour demander, mais pour offrir : offrir des mots de gratitude, un souvenir symbolique, et surtout une reconnaissance sincère.
Accueillis par le vice-président de la Sûreté régionale, M. Mounir Tibari, et par M. Mustapha Zouiten, chef de la brigade de la circulation, les anciens du DHJ sont venus dire merci. Merci pour une mission accomplie avec rigueur, professionnalisme, mais aussi avec une humanité souvent invisible aux yeux du public : celle de veiller, sans relâche, sur la quiétude des citoyens.

Car si sécuriser un gala sportif et artistique, comme celui organisé en hommage à Ahmed Magrouh ( Baba) et Mustapha Hajji, en août dernier à l’occasion de la Révolution du Roi et du Peuple et de la Fête de la Jeunesse, relève de leur devoir, l’émotion de voir cette mission reconnue dépasse la froideur du protocole. Elle touche l’homme derrière l’uniforme.

« Cette visite est le minimum que nous puissions faire en remerciement à nos frères de la Sûreté nationale », a confié le président de l’association, M. Mustapha Aït Jork, la voix empreinte de sincérité. Des mots simples, mais qui résonnent fort.

Le vice-président de la Sûreté a répondu avec la même chaleur :

« Notre rôle n’est pas seulement de maintenir l’ordre. Nous voulons aussi accompagner les initiatives citoyennes qui, par le sport, la culture ou l’action associative, forgent des jeunes conscients et responsables. »

En vérité, cette rencontre n’était pas seulement une cérémonie protocolaire. C’était une passerelle tendue entre deux mondes qui, trop souvent, s’observent à distance : celui des forces de l’ordre, parfois perçues comme froides et rigides, et celui de la société civile, qui cherche à bâtir des espaces de confiance.

Ce jour-là, à El Jadida, les regards et les sourires ont suffi à rappeler une évidence : les policiers, au-delà de leurs uniformes et de leur discipline, restent des hommes. Et comme tout homme, ils sont touchés lorsque la société leur renvoie un peu de lumière pour éclairer leurs nuits de veille.

Photo 1:de G à D: Mustapha Zouiten, Abdellatif Yaqdani, Mounir Tibari, Abdelhaq Bihi, Ahmed Magrouh ( Baba), Abdellatif Chiadmi et Mustapha Ait Jork.

Photo 2 : de G à D: Farid Freiji, Abdellah Hanbali, Abdellatif Yaqdani, Abdellatif Chiadmi, Mounir Tibari, Abdelhaq Bihi, Ahmed Magrouh ( Baba) et Mustapha Ait Jork.
Abdellah Hanbali

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