Fanny Trinquier, enseignante d’espagnol à Lodève en France, est venue en pèlerinage dans la ville natale de ses aïeux, les Benatar. Arrivée à El Jadida lundi 10 août 2026, accompagnée de ses deux filles jumelles de 19 ans, Anna et Eva, toutes deux étudiantes, elle a entrepris ce voyage spécialement pour elles. Ce séjour représente un véritable pèlerinage pour cette nouvelle génération venue découvrir la terre des ancêtres.
Avant leur départ, la mère de Fanny, Liliane Trinquier, leur avait confié une photographie d’époque montrant l’immeuble où résidaient ses propres parents maternels. Cette demeure familiale, chargée d’histoire, était située sur la rue Lescoul en face de la place Hansali (ex-place Brudo). Pour Liliane, ce bâtiment occupait une place centrale dans ses souvenirs de jeunesse, avant qu’elle n’apprenne avec une grande tristesse sa démolition définitive survenue en 2002.
L’immeuble historique de la famille, aujourd’hui disparu, jouxtait l’hôtel de France. Bâtiment remarquable, surmonté à l’époque de l’enseigne de la Compagnie Algérienne, il était au cœur des souvenirs estivaux de Liliane Trinquier. Au rez-de-chaussée, les grandes arcades abritaient « Le Cercle », un club privé et une salle de jeux exclusivement réservés aux hommes de la ville, qui participait activement à l’animation du quartier. Au premier étage, la famille occupait la totalité de l’espace, où deux appartements dotés d’un grand balcon se faisaient face. De sa naissance en 1943 jusqu’en 1956, Liliane passa tous ses étés à El Jadida dans la demeure des grands-parents.
Le récent voyage de Fanny Trinquier et de ses deux filles apporte une conclusion lumineuse à cette histoire. En repartant satisfaites et en tissant un nouveau lien familial avec le Maroc, elles transmettent cette mémoire aux nouvelles générations et transforment la nostalgie en un pont vivant vers l’avenir.
Photo : l’immeuble où vécurent les grands-parents, indiqué par la flèche
Chronique de Mustapha Jmahri : Fanny Trinquier recherche ses traces jdidies
