C’est l’un de nos lecteurs, habitant près des quartiers Nejd 1 et Nejd 2, qui nous a alertés sur une situation devenue intenable. À moins de 500 mètres d’un arrondissement, une véritable anarchie s’installe, en toute impunité.
À l’origine de ce désordre, deux tapissiers installés de part et d’autre de la rue. Chacun tente de marquer son territoire à coups d’extensions sauvages, d’objets entreposés sur le trottoir, de matériaux encombrants. Une surenchère d’occupation de l’espace public qui transforme la voie en un parcours d’obstacles pour les piétons. Habitants du quartier ou simples passants, tous sont contraints de slalomer au risque de leur sécurité.
Les clichés envoyés à notre rédaction parlent d’eux-mêmes. Mais ils ne montrent qu’un exemple parmi tant d’autres. Car dans les environs, c’est le même chaos : étals improvisés, commerces débordant sur les chaussées, stationnements anarchiques… La règle, ici, c’est qu’il n’y en a pas.
Et derrière cette situation, une constante : le silence des autorités. Le bakchich, semble-t-il, continue d’ouvrir bien des portes. Les premiers à fermer les yeux, ou à les détourner, sont ceux censés veiller à l’ordre public.
À Nejd, comme ailleurs, l’espace public n’est plus un bien commun. Il est devenu, au fil du temps, un privilège privatisé, au gré des intérêts de quelques-uns et du laisser-faire de ceux qui devraient dire stop.
Abdellah Hanbali
