Quand la vision à court terme coûte cher : deux arrêts de bus, deux mondes

Deux arrêts de bus, deux réalités… et toute une leçon de gestion urbaine.
Le premier, à El Jadida, situé près du cimetière juif, en face de la Cité portugaise, n’est plus qu’une carcasse rouillée, vestige d’un projet mal pensé. Vitres brisées, structure déformée, peinture effacée, il ne reste rien du mobilier urbain flambant neuf inauguré il y a à peine quelques années.
À des centaines de kilomètres de là, à Martil, l’abri-bus résiste fièrement au temps et aux intempéries. Solide, propre, entretenu, il continue d’assurer sa fonction première : protéger les usagers. Pas de miracle ici, mais une différence de méthode : des idées simples, du pragmatisme et un choix de matériaux adaptés au climat et à la fréquentation locale.
Ce contraste en dit long. D’un côté, des responsables qui conçoivent pour la photo, pour « l’effet vitrine », sans souci de durabilité. De l’autre, une gestion responsable, où chaque dirham investi est pensé pour durer.
Voilà comment certaines villes gaspillent de l’argent dans des installations éphémères, pendant que d’autres prouvent qu’avec un peu de bon sens, il est possible de faire mieux, et pour longtemps.

Abdellah Hanbali

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