Décidément, à Zemamra, la stabilité n’est pas encore à l’ordre du jour. À peine quelques jours après l’annonce de la nomination de Zakaria Abboub à la tête de l’équipe, voilà que ce dernier renonce subitement à prendre ses fonctions, invoquant « des raisons personnelles »
et urgentes. Un départ aussi rapide qu’inattendu, qui en dit long sur le manque de professionnalisme qui gangrène encore une partie de notre football dit “professionnel”.
Et comme pour ne pas perdre de temps, la direction du club a immédiatement désigné Mehdi Merani Alaoui comme nouvel entraîneur, après avoir “étudié plusieurs candidatures”. Une phrase toute faite qui masque mal la précipitation et le flou entourant cette décision. Le choix du nouvel entraîneur, justifié par sa “connaissance des rouages internes du club”, semble davantage dicté par l’urgence que par une réelle stratégie sportive.
Cette valse des entraîneurs, devenue une habitude déplorable dans nos championnats, ne fait que confirmer le manque de vision et la gestion brouillonne de certains comités. Comment espérer bâtir un projet sportif cohérent quand les décisions se prennent au gré des humeurs et des circonstances ?
Sous couvert de vouloir “assurer la stabilité technique”, les dirigeants de Zemamra offrent plutôt le spectacle d’un cirque permanent, où les contrats se signent et se rompent avec une légèreté désarmante. Un nouvel épisode qui, malheureusement, ne fait guère honneur à notre football professionnel, toujours prisonnier de pratiques d’un autre âge.
Abdellah Hanbali
