Les journées se suivent et malheureusement se ressemblent : des rencontres fades, sans saveur et sans véritable intérêt sportif.
Le match entre l’UST et le DHJ n’a fait que confirmer une réalité de plus en plus préoccupante : le niveau de la Botola continue de régresser.
Des gradins presque déserts, un rythme peu soutenu, un contenu technique et tactique très limité… difficile d’y retrouver les ingrédients d’un championnat censé représenter l’élite du football marocain. Un spectacle qui peine à convaincre et qui contribue davantage à éloigner un public déjà largement désabusé.
Est-ce donc ce football que l’on finance chaque saison à coups de moyens considérables ? Car malgré les investissements importants, la Botola tarde à franchir un véritable cap. Pire encore, au lieu de progresser, elle donne l’impression de s’enfoncer dans une médiocrité devenue inquiétante.
Une question mérite d’être posée : quelle serait aujourd’hui l’image de notre football marocain à l’international sans l’apport de ces joueurs formés en Europe, qui ramènent avec eux une autre culture, une autre discipline et un niveau d’exigence supérieur ?
En attendant Godot, les stades continuent de se vider. Ceux qui ont déserté les tribunes depuis longtemps semblent avoir déjà rendu leur verdict : ils ne boudent pas le football, ils boudent un spectacle qui ne répond plus à leurs attentes.
Il est temps que ceux qui ont la responsabilité de gérer et de développer notre football aient le courage de regarder la réalité en face et d’agir pour rehausser le niveau de la Botola. Car le temps joue contre nous.
Quant au résultat de cette rencontre, certains ne retiendront que les trois points de la victoire, et cela suffira largement à leur bonheur. Mais pour d’autres, le plus important reste la qualité du football proposé.
Gagner ou perdre perd de sa saveur lorsque le niveau général demeure aussi faible et que le véritable problème se situe ailleurs : dans le contenu, l’ambition et la qualité du produit football que l’on offre au public.
Abdellah Hanbali
