Chaque été, le Moussem Moulay Abdellah attire une foule fidèle à une tradition profondément ancrée dans la mémoire collective.
Les cavalcades de la tbourida, les tentes, les retrouvailles familiales et l’effervescence populaire rappellent que ce rendez-vous demeure l’un des plus grands événements culturels du Royaume.
Pour l’édition de cette année, de nombreuses annonces mettent en avant des améliorations en matière d’organisation, d’accueil, de mobilité et de communication. Des promesses qui traduisent une volonté de moderniser le Moussem tout en préservant son authenticité.
Mais au-delà des chiffres et des effets d’annonce, beaucoup de fidèles attendent encore ce supplément d’âme qui faisait autrefois toute la magie du Moussem. Car si la tradition demeure intacte, l’événement semble, depuis plusieurs années, évoluer sans véritable renouveau.
Les familles viennent par attachement, par habitude, parfois par nostalgie, plus que pour découvrir une expérience réinventée.
Le Moussem mérite sans doute davantage qu’une succession d’améliorations techniques. Il mérite une vision capable de faire revivre l’émerveillement, de créer des moments inoubliables pour les enfants comme pour leurs parents, et de donner à chacun l’envie de revenir, non par fidélité au passé, mais par enthousiasme pour ce que l’avenir lui réserve.
Car un grand Moussem ne se mesure pas seulement au nombre de visiteurs ou de chevaux. Il se mesure surtout aux souvenirs qu’il laisse dans le cœur de ceux qui le vivent.
Abdellah Hanbali
Moussem Moulay Abdellah, entre l’héritage et l’attente d’un nouvel élan
