Par Mustapha JMAHRI
Lors de notre rencontre à Rosas, au début d’octobre 2026, à l’occasion de l’assemblée générale de l’Amicale des anciens de Mazagan, Michelle Maucourant (née Perez) m’a fait une merveilleuse surprise. Elle avait tout spécialement apporté de France, où elle réside, une impressionnante courge allongée pour me la montrer en Espagne. Un tel périple témoigne à lui seul de l’attachement indéfectible qu’elle porte à ce légume, découvert pour la première fois dans les Doukkala.
La variété qu’elle tient en main est une courge longue de Nice (appelée scientifiquement Cucurbita moschata). Elle est reconnaissable à sa forme allongée, cylindrique, qui se termine par un léger renflement là où se trouvent les graines.
Dans l’Ain, où elle habite, les courges ont toujours été cultivées dans les jardins familiaux. En terre bressane, un modeste carré de 4 ou 5 plants produit fréquemment une vingtaine de fruits de quelque 20 kilogrammes chacun.
Michelle, épouse de notre ami Pierre Maucourant, dont la famille exploitait une ferme à Had Oulad Aïssa et qui parle couramment la darija marocaine, m’a confié qu’elle appréciait particulièrement cette variété depuis sa vie passée à El Jadida, durant le Protectorat et au début de l’Indépendance. Toutefois, en fine connaisseuse des saveurs locales, elle a avoué avec une pointe de nostalgie que la courge doukkalie restait incontestablement pour elle la première au monde.
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