Chaque été, le même scénario se répète. Comme si rien n’avait été appris, comme si rien ne devait jamais changer. Les cafards envahissent El Jadida, transformant les rues, les trottoirs, les jardins et même les habitations en un immense territoire conquis par l’insalubrité. Certains diront que cette invasion n’a rien d’étonnant. Elle n’est, après tout, que la conséquence logique des montagnes d’ordures qui défigurent la ville et des égouts laissés sans désinfection à l’approche de la saison estivale. Une fatalité, presque. Mais une fatalité créée de toutes pièces par ceux…
Read MoreJour : 5 juillet 2026
Sidi Mohammed Ben Abdellah : les murs de l’école publique crient à l’abandon
Il y a des fissures que l’on voit sur les murs. Et d’autres, beaucoup plus profondes, qui apparaissent dans une société lorsque son école publique commence à se déliter sous les yeux de tous.Au collège Sidi Mohammed Ben Abdellah à El Jadida, la Fédération des associations de parents d’élèves tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Le tableau qu’elle dresse est préoccupant : bâtiments vétustes, plafonds fissurés, chutes de morceaux de béton, infiltrations massives d’eaux pluviales, réseaux sanitaires dégradés et obstrués, portes et fenêtres en bois rongées par le temps…
Read MoreOum Errabiâ : une politique de la pelleteuse qui met en lumière celle de l’échec de l’anticipation
Encore une fois, les pelleteuses s’activent à l’embouchure de l’Oum Errabiâ.Encore une fois, on creuse un chenal que la nature rebouchera dans quelques semaines ou quelques mois.Et, comme chaque année, les responsables présenteront cette intervention comme une réussite, alors qu’elle illustre avant tout l’échec d’une véritable politique de gestion de cette embouchure.Le plus révoltant est qu’il aura fallu attendre une catastrophe écologique, avec l’obstruction totale de l’embouchure et ses lourdes conséquences sur l’écosystème, pour voir enfin les engins entrer en action. Une intervention tardive, dictée par l’urgence et non par…
Read MoreEl Jadida : quand on laisse mourir une ville pour mieux la « sauver »
Cette vue du centre-ville d’El Jadida nous ramène à une époque où la cité respirait l’élégance, la vie et l’espérance. Un centre urbain édifié en à peine une vingtaine d’années, entre 1912 et 1930, avec une cohérence architecturale remarquable, témoin d’une ville qui regardait résolument vers l’avenir.Pour beaucoup d’entre nous, ce décor est celui de l’enfance. Celui des rues animées, des bâtiments publics vivants, des portes qui s’ouvraient chaque matin au service des citoyens. Chaque façade racontait une histoire, chaque édifice avait une âme.Aujourd’hui, le silence a remplacé l’effervescence. Les…
Read More