À El Jadida, le football ne se vivait pas seulement dans les tribunes. Il se vivait aussi dans les ateliers, les cafés, les commerces et surtout dans le cœur de supporters passionnés.
Parmi eux, Maâllem Mohamed, menuisier de son état, occupait une place à part. Son amour pour le Difaa d’El Jadida était tout simplement incommensurable.
Devant son magasin, un tableau annonçait chaque match du club doukkali. C’était bien plus qu’un simple renseignement : c’était un rendez-vous, un rituel, presque une invitation à toute la ville à venir soutenir ses couleurs.
Et son engagement ne s’arrêtait pas là. Les joueurs du Difaa savaient qu’ils pouvaient compter sur Maâllem Mohamed. Les travaux de menuiserie dont ils avaient besoin étaient réalisés gracieusement, avec cette générosité qui caractérisait les véritables amoureux du club.
Maâllem Mohamed n’était pas seulement un supporter. Il était de ceux qui faisaient vivre un club au quotidien, avec leurs moyens, leur cœur et leur fidélité.
Aujourd’hui, alors que les années passent, ces figures disparaissent peu à peu de notre paysage. Mais leur souvenir demeure.
Maâllem Mohamed, le menuisier supporter, aura laissé une belle leçon : on peut aimer un club sans rien attendre en retour, simplement parce que ses couleurs font partie de nous.
Mustapha Abou Ibadallah
