La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines a été, jeudi 11 décembre, le théâtre d’une importante marche de protestation, déclenchée après que le bureau de la mutuelle étudiante a rendu public son cahier revendicatif. Un mouvement qui, une fois de plus, met en lumière un malaise profond et un dialogue institutionnel qui peine à exister.
La journée s’est ouverte sur un cercle de discussion dense et pédagogique, où les étudiants ont rappelé l’ampleur des difficultés qui pèsent sur leur quotidien : calendrier des examens imposé sans concertation, retard récurrent dans le versement des bourses, sans oublier l’ensemble des doléances restées en suspens depuis des mois. Autant de problèmes qui auraient pu être résolus par une communication responsable et un minimum d’écoute.
Les protestataires ont ensuite gagné l’amphithéâtre Lyoussi, où une présentation détaillée de leurs griefs a permis de finaliser le cahier revendicatif. Puis, c’est dans une vaste marche que les étudiants ont investi les allées de la faculté, scandant des slogans lourds de sens. À travers eux, c’est une colère collective qui s’exprime, nourrie par des décisions administratives jugées hâtives et une gestion approximative qui ne fait qu’accentuer un climat déjà tendu.
La marche s’est achevée devant le siège de l’administration. D’une seule voix, les étudiants y ont exprimé leur indignation et leur lassitude face à une situation qui se détériore de jour en jour. Tous ont insisté sur une évidence : l’absence de dialogue ne fait qu’envenimer les choses, éloignant toute solution durable et risquant de laisser la situation prendre des proportions alarmantes. Car aucun droit ne se perd tant qu’un étudiant continue de le defendre.
