Humble, discret et profondément attaché à son métier, Ousmane Diouf n’a jamais eu besoin de grands discours pour s’imposer. Sur le rectangle vert, il laissait ses gestes techniques parler à sa place. Joueur du Difaâ, il incarnait cette rare alliance entre talent et modestie : souvent le meilleur sur le terrain, jamais dans la prétention. Il jouait avec le cœur, et c’est sans doute pour cela que les Jdidis l’ont adopté, à jamais.
Après avoir raccroché les crampons, Ousmane Diouf n’a jamais pris ses distances avec le ballon rond. Fidèle à sa passion, il s’est engagé dans la formation des jeunes et dans la promotion du football féminin à la Renaissance de Zemamra. Des années d’un travail patient, rigoureux et unanimement salué. Sous sa direction, des générations de jeunes ont grandi, progressé et appris à aimer le football autrement, comme une école de vie avant d’être un terrain de gloire.
Cette saison pourtant, Diouf avait décidé de tourner la page. Prendre du recul, savourer enfin du temps en famille, loin des stades et des vestiaires. Mais c’était sans compter sur la persévérance de Khalil Zouiri, un Franco-Marocain, ingénieur diplômé de Sup’Telecom Sud Paris, entrepreneur dans les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle entre la France et le Maroc. Ce passionné de sport, préside actuellement le Club Union Sportif de Ben Ahmed (CUSBA), un club que le Raja de Casablanca avait du battre en 1957 pour accéder à la première division…Voyant en Diouf un homme de méthode, de projet et de foi, Zouiri a su trouver les mots justes pour le convaincre de reprendre du service.
Le CUSBA, jeune formation de la Chaouia évoluant actuellement en deuxième division amateur, nourrit un rêve : celui de gravir les échelons du football national et de redonner à toute une région la place qu’elle mérite, jadis portée haut par la mythique RSS. Et qui mieux qu’un homme comme Ousmane Diouf, bâtisseur humble, artisan du jeu et pédagogue passionné, pour guider ce rêve vers la lumière ?
Bonne chance à lui, à son président et au CUSBA dans cette aventure qui sent bon la passion, la sueur et l’espoir. Puisse la Chaouia retrouver, grâce à eux, la place qui fut jadis la sienne parmi les grandes terres du football marocain.
Abdellah Hanbali
