Le site d’information Hespress basé à Rabat a publié lundi 21 juillet 2025 un article en arabe de Hammadi Gueroum intitulé « Les cahiers d’El Jadida et la diplomatie culturelle ».
L’auteur de l’article, professeur universitaire, critique de cinéma et directeur du festival « Le cinéma indépendant » à Casablanca, a souligné, dans son texte, l’effort de l’écrivain Mustapha Jmahri, auteur-éditeur des Cahiers d’El Jadida, au niveau de la recherche locale en parallèle avec le rôle joué par ses publications en matière de diplomatie culturelle.
Aux moyens de différentes preuves, Hammadi Guerroum a précisé que ce rôle émane en fait de la vocation de ces cahiers à s’ouvrir sur l’Autre au même degré que sur les nationaux. Le dénominateur commun qui guide ce genre de recherche c’est l’appartenance à un même terroir : ici El Jadida et les Doukkala sans aucune autre considération.
Plusieurs exemples sont cités pour appuyer cette thèse : les livres de l’auteur sur la cité portugaise, les consulats étrangers à El Jadida, les agriculteurs européens en Doukkala, Boulaouane et Saint-Exupéry, mais aussi ses reportages et investigations publiés dans des magazines ou des sites Internet tels : sa découverte de la tombe du marin norvégien datant de la seconde guerre mondiale, le lieu du crash de l’avion de l’aéropostale conduit par Émile Lécrivain dans les années 1930 à Sidi Moussa, etc. et sa participation aux colloques dont les thèmes intéressant les relations bilatérales du Maroc avec d’autres pays.
La particularité de la série Les cahiers d’El Jadida, souligne l’article, c’est qu’il s’agit de publications qui se sont intéressées aux différentes communautés ayant vécu à El Jadida et les Doukkala : française, espagnole, allemande, britannique, belge et autres. Un travail qui éclaire le vécu local en général et en dit long sur l’esprit du vivre-ensemble marocain.
Hammadi Gueroum a également ajouté à la fin de son article que Mustapha Jmahri, au-delà de ses publications sous forme de livres et de récits, joue un autre rôle de service public notamment en répondant aux sollicitations et demandes émanant de lecteurs à travers le monde : demandes de photo d’une ancienne maison, d’une tombe d’un parent, d’une plaque de rue, d’une ancienne école ou demande d’informations sur la cité ou sur un sujet en rapport avec l’histoire et la géographie de la ville et de sa région.
Aujourd’hui dans un monde mondialisé, des projets, grands, moyens ou petits, essaient de valoriser les spécificités locales communes contribuant ainsi à favoriser et raffermir les liens d’amitié et de courtoisie avec les autres pays du globe.
Rappelons que le projet des Cahiers d’El Jadida fut lancé par Mustapha Jmahri en 1993, soit depuis 33 ans, et cumule à ce jour une trentaine d’ouvrages et plus de 500 articles sur El Jadida et Doukkala et sa population cosmopolite.
Envoi : M.B
