Khadija Ridouane est une consœur et une excellente journaliste. Nous sommes tous deux issus du même établissement de formation : l’Institut Supérieur de Journalisme (ISJ) de Rabat, que nous avons fréquenté au tout début des années 1990. Il faut dire que cette prestigieuse institution a formé de grands noms et des journalistes confirmés, dotés d’un haut niveau de professionnalisme, dont Khadija Ridouane est le parfait exemple.
À la fin de ses études, Khadija a exercé pendant un certain temps comme attachée de presse à Casablanca. C’est d’ailleurs dans ce cadre que nous nous sommes retrouvés à Rabat, en novembre 1994, pour une formation d’une semaine dédiée aux attachés de presse. Organisée par la Fondation Friedrich Naumann – alors représentée au Maroc par André Rougemont -, cette session portait sur le thème « Communiquer avec la presse » et réunissait une douzaine de participants sous l’animation de notre professeure Latifa Akherbach.
Plus tard, elle est devenue journaliste au quotidien Le Matin. C’est là que je l’ai contactée un jour pour l’inviter à participer à un colloque organisé à El Jadida par la section locale de l’Union des écrivains du Maroc, sur le thème : « L’image de la femme marocaine dans les médias ». Elle m’avait alors reçu au siège du journal pour s’entretenir de ce sujet.
Par la suite, les péripéties de la vie ont éloigné son nom de ma mémoire, jusqu’à ce qu’il réapparaisse sur les réseaux sociaux. Ce 13 juillet 2026, elle a publié sur sa page Facebook un texte particulièrement poignant sur l’épreuve qu’elle traverse. Dans ce récit intime, elle relate son combat face à un cancer diagnostiqué à l’été 2024, décrivant avec sincérité les bouleversements physiques et psychologiques liés à son intervention chirurgicale. Face à la maladie, elle brise le silence pour apprivoiser la douleur et amorcer un processus thérapeutique essentiel vers l’espoir, à l’aube de ses 62 ans, comme elle l’écrit elle-même.
En découvrant son témoignage si digne, je tiens à lui exprimer toute ma compassion. Je salue avec beaucoup d’émotion son immense courage, la plume de cette brillante journaliste reste le reflet d’une femme solide, pleinement armée pour surmonter l’adversité.
Jmahrim()yahoo.fr
Chronique de Mustapha Jmahri : Khadija Ridouane brise le silence contre le cancer
