Mort sur le trottoir : la négligence qui tue un enfant de huit ans


Si nous évoquons aujourd’hui ce drame survenu à Casablanca, c’est parce qu’il suffit d’une simple promenade à El Jadida pour constater que le danger est partout. Des poteaux électriques dégradés, des installations vétustes, des câbles apparents… autant de pièges silencieux qui peuvent, à tout moment, coûter une vie.
Le plus inquiétant est que ceux qui ont la responsabilité d’assurer la sécurité des citoyens semblent soit ignorer l’ampleur du danger, soit ne rien faire pour y remédier.
Mardi soir, à Aïn Diab, une promenade familiale s’est transformée en un cauchemar absolu. Sous les yeux impuissants de sa mère, un enfant de huit ans a perdu la vie après avoir été électrocuté par des fils électriques dénudés sur le front de mer.
Ce drame n’est pas une fatalité. Ce n’est ni le destin ni la malchance. C’est le résultat d’une chaîne de défaillances, d’un manque de contrôle, d’entretien et de responsabilité. Lorsqu’un espace public devient un piège mortel, c’est que plusieurs institutions ont failli à leur mission première : protéger les citoyens.
Combien d’autres accidents faudra-t-il avant que la sécurité des infrastructures ne devienne une priorité ?
Les enquêtes sont indispensables, les responsabilités doivent être établies et les sanctions doivent être exemplaires. Mais punir les coupables ne suffira pas.
L’urgence est aussi d’agir. Inspecter immédiatement les installations électriques, réparer les équipements défectueux, remplacer les équipements vétustes, renforcer les contrôles et instaurer une véritable culture de prévention. Chaque jour perdu augmente le risque qu’un autre drame vienne endeuiller une nouvelle famille.
Un enfant est mort alors qu’il ne faisait que profiter d’une promenade avec sa mère. Aucune famille ne devrait vivre une telle tragédie. Honorer sa mémoire, c’est faire en sorte que plus jamais une simple sortie ne se transforme en condamnation à mort par négligence. Car attendre le prochain drame pour réagir serait, une fois de plus, une faute impardonnable.
Abdellah Hanbali

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