Chronique de Mustapha Jmahri : Disparition de Claudine Bally, poétesse de Oualidia

Madame Claudine Bally, auteure en 2024 du poème sur Oualidia, est décédée le 9 mai 2026 à l’âge de 72 ans. Elle laisse le souvenir d’une femme passionnée par le Maroc et sa nature. De son vivant, elle animait un atelier d’écriture à Annonay en Ardèche.
Dans le cadre d’un séjour au Maroc en février 2024, elle s’est rendue avec son mari au Maroc et notamment à Oualidia. C’est là, sur la plage et en face de la lagune, qu’elle a passé plusieurs heures à contempler cette « nature captivante », comme elle disait. Elle s’en est inspirée pour écrire son poème « La Lagune », répondant ainsi au thème proposé par les participants à l’atelier d’écriture du musée du parchemin. Le dernier sujet de l’année était d’écrire un texte court en rapport avec la mer.
Dans la vie, Claudine Bally était ébéniste, spécialisée dans la restauration de meubles anciens. Lorsqu’elle ne maniait pas les mots, elle manipulait des morceaux de bois.
Voici ci-après son poème dédié à Oualidia :
LA LAGUNE
Au Maroc, à Oualidia
S’est formée une lagune
Fille cachée de Neptune.
À l’aurore, paresseuse
Elle émerge de la brume.
La nuit la rend langoureuse.
Quand les étoiles s’allument
Elle s’assoupit, amoureuse
Caressée par dame Lune.
Tous les oiseaux d’eau l’adulent
Flamants et blanches spatules.
Sur ses plages sans dunes
S’assoient les filles brunes.
Et pour elles la lagune
Sur le sable du rivage
Dépose des coquillages
En fredonnant a capella.
L’auteure livre ici un poème empreint de sensibilité sur la lagune de Oualidia. Ses vers épurés célèbrent avec musicalité ce lieu magique du Maroc, entre l’aurore brumeuse et les nuits amoureuses.
Jmahrim()yahoo.fr

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