À Oulad Hcine, dans la région d’El Jadida, une intervention rapide et efficace de la Gendarmerie royale a permis de mettre fin aux activités d’une maison transformée en véritable repaire de jeux d’argent clandestins.
Sur la base d’informations précises, les éléments de la Gendarmerie royale ont procédé à l’arrestation de 14 personnes prises en flagrant délit, tout en saisissant plus de 24 millions de centimes, une somme destinée aux mises ou provenant de cette activité illégale.
Une opération réussie qui mérite d’être saluée et qui confirme la vigilance des services de sécurité face à ces pratiques interdites. Mais derrière ce succès se pose une question légitime : si un repaire a été démantelé, combien d’autres continuent encore à fonctionner à l’abri des regards, échappant aux contrôles ?
La question se pose d’autant plus que certains jeux d’argent attirent des foules considérables lors de manifestations populaires comme les moussems, où des sommes importantes circulent ouvertement. S’agit-il d’activités bénéficiant d’autorisations officielles méconnues du public ou d’une forme de tolérance qui ne dit pas son nom ?
Au-delà de cette opération exemplaire, une clarification s’impose afin de lever toute ambiguïté et garantir une approche cohérente dans la lutte contre les jeux clandestins.
Abdellah Hanbali
El Jadida : un coup de filet réussi contre les jeux clandestins, mais des questions demeurent
