DHJ 1 – WAC 0 : un match sans public, sans âme… et sans saveur.

Jamais, de mémoire de Jdidi, une affiche aussi prestigieuse entre le DHJ et le WAC ne s’était disputée dans une telle indifférence, devant des gradins désespérément vides. Un spectacle étrange, presque irréel, qui laisse un goût amer et pousse à s’interroger : comment en sommes-nous arrivés là ?


Ce n’est pas seulement l’absence du public qui interpelle, mais aussi ce sentiment d’un football qui semble avoir perdu une partie de son âme. Une Botola qui continue de se jouer, certes, mais parfois avec l’impression d’être expédiée, comme une simple formalité à accomplir pour désigner un champion, les équipes reléguées, les nouveaux promus… avant de baisser définitivement le rideau.


Le constat fait mal : un niveau technique et physique en déclin, des rencontres qui peinent à susciter l’émotion, alors que notre football professionnel semblait disposer de tous les moyens nécessaires pour grandir, progresser et rayonner.


Il fut un temps où les grands rendez-vous du championnat marocain étaient de véritables fêtes populaires. Les stades vibraient, les tribunes étaient pleines de passion et de ferveur. Avec peu de moyens, des joueurs portés par l’amour du maillot offraient au public des moments de joie, de partage et d’évasion.


Aujourd’hui, le silence des gradins résonne comme un symbole. Celui d’une nostalgie pour un football de jadis, plus simple peut-être, mais tellement plus vivant, où le plaisir du jeu et l’émotion étaient au rendez-vous.


Abdellah Hanbali

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