FUS 3 – RCAZ 2 : les Rbatis au bout du suspense, les Doukkalis sans démériter.

Il ne fallait pas arriver en retard au stade pour cette confrontation entre le FUS de Rabat et le RCA Zemamra.
Dans une Botola post-CAN qui peine à retrouver son lustre et ses tribunes d’antan, ce duel a au moins eu le mérite d’offrir des émotions et… des buts.
Certes, comme beaucoup de rencontres depuis la reprise du championnat marocain, le spectacle n’a pas toujours atteint des sommets en termes de qualité de jeu. Mais avec cinq réalisations au compteur, le suspense a fini par s’inviter et tenir les spectateurs en haleine jusqu’au bout.
Les Rbatis ont d’abord cru avoir fait le plus dur en menant 2-0. Maîtrise apparente, gestion du tempo, efficacité devant les cages : tous les ingrédients semblaient réunis pour une soirée tranquille. C’était sans compter sur la réaction d’orgueil des Doukkalis. Loin de sombrer, ces derniers ont fait preuve d’un caractère remarquable. À la surprise générale, ils sont revenus au score, égalisant avec détermination et rouvrant totalement le match.
Portés par l’ambition de s’éloigner de la zone rouge, les joueurs de Zemamra n’ont jamais fermé le jeu. Pas question de se contenter d’un nul précieux : ils ont continué à attaquer, à prendre des risques, à jouer leur chance à fond. Une audace qui aurait pu être récompensée.
Car les deux formations ont eu l’opportunité de faire basculer définitivement la rencontre. Mais dans un championnat où chaque point pèse lourd, ce sont les Rbatis, plus que jamais concernés par le spectre de la relégation, qui ont eu le dernier mot. Un coup de tête décisif de Benichou est venu sceller le sort du match et offrir au FUS une victoire aussi précieuse que libératrice.
Ce succès permet aux hommes de la capitale de respirer, au moins provisoirement, dans une Botola où, en dehors des cinq ou six équipes solidement installées en tête, personne n’est réellement à l’abri. À des degrés divers, la majorité des clubs regarde derrière elle, calculant, redoutant et espérant.
Quant aux Doukkalis, ils peuvent nourrir des regrets, mais certainement pas de honte. Leur prestation prouve qu’ils ont les ressources pour se maintenir. À condition toutefois de transformer rapidement cette générosité dans le jeu en points concrets. Car dans cette Botola impitoyable, la moindre série négative peut vous faire glisser vers ces places peu enviables qui mènent directement à l’étage inférieur.

Abdellah Hanbali

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