Pressées par la montée des réclamations des habitants, les autorités ont fini, tardivement, par réagir aux doléances des quartiers voisins de la rue Jabrane Khalil Jabrane à El Jadida.
Une commission provinciale s’est rendue sur place pour une visite technique censée évaluer les aspects organisationnels et pratiques du chantier.
Une démarche qui, une fois de plus, confirme un mode de gestion réactif : on attend la grogne populaire pour bouger, comme si aucune étude préalable digne de ce nom n’avait été réalisée.
Lors de cette inspection, la commission s’est penchée sur la circulation, les passages intérieurs des quartiers impactés et les difficultés quotidiennes de déplacement. L’analyse, menée bien trop tard, a finalement conduit à la validation de nouveaux accès destinés à fluidifier le trafic et désenclaver les zones étouffées par le chantier. Les ouvertures progressives concerneront :
☆ Lotissement Karima
☆ Lotissement Jawhara
☆ Lotissement Al Boustane 3, près du centre d’hémodialyse Benchkchou.
Un accord a également été conclu pour la création d’un nouveau rond-point près de l’agence CIH au quartier Salam, censé mieux organiser la circulation et réduire les embouteillages, notamment aux heures de pointe.
Ces mesures interviennent dans un contexte où les responsables provinciaux et communaux affirment vouloir améliorer les conditions de mobilité et répondre aux attentes des habitants. Il s’agit aussi de garantir une meilleure accessibilité aux quartiers résidentiels bordant la rue Jabrane Khalil Jabrane, l’un des axes névralgiques de la ville, aujourd’hui en plein chantier avancé.Les autorités assurent que ces décisions entreront en vigueur dans les prochains jours. Une annonce accueillie avec un optimisme prudent par les habitants, qui continuent néanmoins de s’interroger : pourquoi avoir attendu des vagues successives de plaintes pour reconnaître l’évidence et corriger le tir ? Pourquoi découvrir aujourd’hui ce qui devait être anticipé hier ?Au final, cette affaire met crûment en lumière un dysfonctionnement récurrent : l’absence d’une étude sérieuse, professionnelle et exhaustive avant le lancement du projet. Et rappelle, une fois encore, que penser la ville exige autre chose qu’une gestion au jour le jour.
Abdellah Hanbali
