Le magazine d’histoire Zamane vient de consacrer, dans son numéro d’octobre 2025, un article signé de Mustapha Jmahri intitulé « Bechkira, un patrimoine en d
Agrémenté de photos, cet article revient sur cette méthode de construction en pierres sèches utilisée pour la pêche dans les siècles passés et qui a perduré de manière exceptionnelle jusqu’à nos jours. Cette pratique de pêche traditionnelle ancestrale, selon l’auteur, consiste en une sorte de long muret de pierres sèches construit sur l’estran. Ces murets, en forme de demi-cercle, de faible hauteur, retenaient, à marée basse, les poissons prisonniers au profit des propriétaires.
Pendant longtemps, précise l’article, la bechkira représenta le moyen le plus utilisé dans cette région pour la pêche côtière. La cité d’El Jadida, et ses alentours, était réputée par le grand nombre de bechkira qui s’y trouvaient, notamment en raison de l’étendue de sa bande côtière maritime. Cette bande est formée d’un plateau rocheux dont les roches moins résistantes ont été érodées.
Malheureusement, note l’auteur, les écrits sur cette pratique de pêche sont presque inexistants, si ce n’est de très rares fragments, et encore non concordants, sur son origine. Dans un épisode de la série documentaire Amouddou (diffusée sur la chaîne marocaine Al-Oula, en 2019) consacrée à la pêche au moyen de bechkira installée en face du marabout Sidi Daoui à El Jadida, plusieurs hypothèses furent avancées quant à l’origine de cette pratique : romaine, portugaise et marocaine.
L’article conclut par la nécessité de sauver ce patrimoine de la détérioration voire de la disparition, dans le but de le préserver et le revaloriser.
Envoi M. B
