À Doukkala, la santé des plus démunis semble parfois suspendue au bon vouloir d’élus locaux ou d’agents d’autorité. Plusieurs échos concordants font état de caravanes médicales programmées dans certaines communes rurales, mais finalement annulées faute d’autorisations administratives.
Pas moins de deux initiatives étaient prévues ces dernières semaines. La première, empêchée, a dû changer de cap vers Benslimane. La seconde, une caravane de médecine dentaire, vacille à son tour et s’apprête à abandonner la région, pourtant désignée comme priorité.
Ces blocages posent question. Car dans ces territoires, des milliers de citoyens vivent dans une précarité extrême, sans accès régulier aux soins, et parfois même dans l’ignorance totale de maladies qui les rongent en silence. Voir des élus ou des agents d’autorité ériger des barrières bureaucratiques face à des actions benevoles et solidaires, relève d’une incompréhensible légèreté, voire d’un mépris envers les populations qu’ils sont censés servir.
À l’heure où l’on vante l’importance de l’équité sociale et territoriale, comment expliquer qu’une simple caravane médicale, porteuse d’espoir et de soulagement, soit freinée par des tracasseries administratives ? Il y a des décisions locales qui, au lieu de protéger l’intérêt général, enfoncent davantage les plus vulnérables dans leur misère.
El Jadida Scoop
Doukkala : Quand les caravanes médicales se heurtent aux blocages administratifs
